Plume

Ecriture diverse, variée, ou pas.

Cauchemar, la fin.

Jacques se retournait plusieurs fois la nuit, inquiet.

Toute la journée, il avait un doute. Et si c’était lui le problème, pas ce qu’il utilisait ? Ce qu’il vivait était un cauchemar, cauchemar pourtant quotidien pour plus de 90% des français… La sécu évitait le problème, considérant que les virus de ce type n’étaient pas son affaire, avec raison.

Ses enfants lui avaient parlé d’ alternatives. Que d’autres choses existaient. Mais il ne croyait pas tous ces charlatans. A 74 ans, ce n’est pas seul dans son coin qu’il allait s’occuper de ses problèmes avec des remèdes douteux à ses maux ! Pourquoi pas l’homéopatie, tant qu’à y être ?

Les jours passèrent. Ca ne s’arrangeait vraiment pas, et cela commençait même à empirer.

Et puis il se dit « Pourquoi pas ? Les autres traitements n’ont rien donné. Toujours malade … On va voir ». Il chercha sur le net. Il comprenait pas trop bien comment ça fonctionnait, tous ces trucs hightech mais au moins c’était pas compliqué. Là, sa recherche l’amenait dans l’inconnu. Et comme son pc allait mal, ce fut fastidieux.

Ces saltimbanques vantant chacun leur remède miracle portaient des noms étranges tel Ubuntu ou Fedora. A se demander de quels pays ils viennent ! Il fit une pause, car Internet venait de planter. Il allait devoir débrancher et rebrancher son ordinateur pour tenter de finir. Internet était souvent cassé, ils avaient une qualité de service horrible.

Puis il fit le choix d’Ubuntu. Le petit voisin avait l’air de connaitre, et il lui avait dit si un jour il essayait le remède Linux « de prendre le même Linux que le voisin ». Il voyait pas en quoi ça allait être mieux, vu que les remèdes « SuperDefragmentor + » et « PcCleaner DeLuxe » n’avait pas marché, ni « VirusStopper 7″…

Un samedi, donc, le jeune voisin en question se pointa avec un CD marron. Jacques y croyait pas vraiment. D’après le gamin, les virus, les soucis, ca serait du passé. Et même les recherches d’un logiciel sur le net. Le gamin lui faisait une blague surement, si ça existait on aurait pas un système malade sur les pc vendus aux champs ou au carrefour de la rue.

Déjà, c’était bizarre, le gamin avait juste mis le cd, attendu une petite minute, et déjà il regardait ce qui marchait ou pas. « Ah ben tout est reconnu d’origine, regardez, j’ai internet ! ». Jacques prit la souris. C’était réactif. Pas autant que Windows 95, c’est sur, mais compte tenu du vieux coucou qu’il avait, c’était pas mal. « Donc c’est installé là alors ? » demanda-t-il, commençant à se dire que ca avait l’air intéressant, comme truc. « Non, pas encore, là on peut juste essayer, mais c’est un peu lent. Ca sera plus rapide quand ça sera installé. »

Et 30 minutes plus tard, effectivement, c’était plus rapide. Il avait pas trop bien compris ce que le gamin avait choisi à l’installation, ni pourquoi, mais il faisait confiance. Le système, installé, est foutrement plus réactif encore. Plus que Windows Vista, et même que XP. Le gamin était en train d’installer plein de choses, sans chercher sur le net. Y avait-il vraiment tout ça sur Internet ? Et cette liste avec ce qu’on peut installer, ca a du prendre du temps à faire !

Il ne connait pas encore grand chose, il a vu le gamin taper des commandes bizarres pour la webcam, ça l’effraie un peu, mais bon, maintenant tout marche sans taper des commandes, et le gamin a recopié tous les documents de Jacques.

C’est comme sous Windows, y a des menus et des fenêtres. Il a pas eu de virus. Le gamin lui a expliqué que ce système avait de bien meilleures défenses naturelles, certainement de l’ActiYaourt®, en rigolant. Pire, le gamin lui a même pas demandé d’argent pour tout ça. Il a dit à Jacques « Essayez ça et si vous êtes contents, je serai payé. »

Bien étrange gamin, quand même.

Tout ça pour dire que j’ai installé Ubuntu sur le pc d’un ami hier, à sa demande. Bizarrement, depuis, il ne semble plus croire que sa connexion internet est lente, mais que c’était Windows. Il y connait rien, mais je lui ai laissé de la documentation, des liens, des petites notes. Il devrait s’y retrouver je pense, d’autant plus qu’il a une utilisation vraiment basique de son ordinateur (msn + webcam pour parler au enfant, mail et navigation web). Tout le matériel reconnu d’office ou alors apparition de fenêtres pour m’aider à installer ce qui manquait, sauf pour la webcam.

Je ne m’y attendais pas, en fait, mais comme j’avais ce qu’il fallait sur moi …

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10 légendes urbaines sur GNU/Linux à oublier …

J’entends sans cesse des remarques fausses de beaucoup de mes connaissances …

Je vais donc les résumer ici, les lister, et prouver ensuite point par point qu’elles sont fausses ou du moins sans fondement.

  1. Il est compliqué d’installer GNU/Linux.
  2. Il est compliqué d’utiliser GNU/Linux.
  3. Il est compliqué d’installer des logiciels sous GNU/Linux.
  4. C’est pas compatible avec Windows ou Mac.
  5. Si on est pas informaticien, au premier problème on est bloqué.
  6. C’est que de la ligne de commande, GNU/Linux.
  7. On peut pas jouer sous GNU/Linux !
  8. J’ai mon matériel qui marche pas, c’est la faute à GNU/Linux, parce que sous Windows ça marche !
  9. C’est pas sécurisé, GNU/Linux, parce que c’est libre.
  10. C’est pas fiable, GNU/Linux, parce que c’est gratuit.

Reprenons chacun des points.

  1. Non, ce n’est pas plus compliqué que d’installer Windows. Sauf que le Windows vous n’avez jamais eu à l’installer. Dans les deux cas (et même une installation de Mac OS X), les étapes sont toujours les mêmes. La seule étape difficile c’est le partitionnement, c’est à dire comment vous allez organiser votre ou vos disque(s) dur(s) pour y mettre GNU/Linux. Mais vous avez la même question pour l’installation de n’importe quel système d’exploitation.
  2. Euh, vous savez lire des menus ? Qui sont en français ? Vous savez ouvrir et fermer des fenêtres sous Windows ? Alors vous savez utiliser GNU/Linux. Bien sur, les programmes ne sont pas les mêmes, mais permettent les mêmes choses. Faut juste réapprendre à utiliser vos nouveaux logiciels. Le plus gros soucis va être de perdre les mauvaises habitudes prises sous Windows. Les utilisateurs de Mac OS X n’auraient aucun problème à passer sous GNU/Linux par exemple.
  3. NON. Vous n’avez pas à télécharger des logiciels sur des sites douteux avec peut-être des virus dans les fichiers. Ici plein de logiciels sont installés de base, et pour les autres, suffit de savoir leur nom (si ce n’est pas le cas, allez sur Framasoft), de cocher, et de valider. Sisi, c’est vrai, regardez : ajouter-supprimer-des-applicationsC’est même classé par genre, avec une petite description.
  4. Alors ça dépend de ce que vous entendez par compatible. Effectivement, des .exe de Windows ou des .app de Mac OS X ne fonctionneront pas sous GNU/Linux. Cela dit, il y a quasiment toujours des équivalents, et on peut même faire tourner des .exe de manière via un petit logiciel appelé Wine. Pas fiable à 100% (Windows est très obscur et personne ne sait exactement comment il fonctionne) mais un véritable exploit ! J’ouvre des documents Word, je récupère mes mails, j’ouvre des pdf, des zip, des mp3 … sans aucun soucis !
  5. Il y a autant de documentation et de communautés d’aide actives que pour Windows. En plus, les GULL (Groupes d’Utilisateurs de Logiciels Libres) sont des groupes locaux, il y en a surement un près de chez vous, et ils aident volontiers en cas de soucis ! Il y a des communautés d’aide pour toutes les grandes distributions, et en français !
  6. Ah, ligne de commande ? Vraiment ? jaunty_avrilBen ouais, y a encore, et y aura toujours, mais c’est tellement puissant que ça serait stupide de l’enlever.
  7. Sisi, on peut. Y a des jeux qui tournent nativement sous GNU/Linux, comme ceux basés sur le moteur de Quake 3, comme Urban Terror, Enemy Territory, mais aussi des jeux comme Neverwinter Nights, Unreal (la série complète a toujours fourni un installeur pour GNU/Linux)… Et pis sinon, avec Wine encore, on peut se débrouiller :max_payne_jeu2morrowind_jeu2outcast_jeu2
  8. Non, c’est pas GNU/Linux le responsable. Ce sont les constructeurs, qui ne font pas de pilote ou de driver pour certains matériels. Et ne fournissent pas de spécifications pour que les hackers/nerds/geeks ne fassent pas un pilote libre. Si vous tentez d’installer GNU/Linux sur une machine où tout le matériel est connu et fonctionnel avec des pilotes libres, tout marchera dès la fin de l’installation. Sous Windows, il faudra toujours (en dehors des Windows préinstallés) installer les pilotes vous mêmes.
  9. Justement. Parce que c’est libre, n’importe quel développeur peut participer. Ce n’est pas anarchique, il y a des équipes (généralement composées par les créateurs originaux du logiciel libre en question, ces derniers en font souvent partie) qui décident quelle correction est parfaite et intégrée au logiciel, et laquelle n’est pas bonne et est rejetée. Les rapports d’erreurs, de plantages, se font souvent via des outils très pratiques. De plus, voir le code source permet d’identifier des failles de sécurité beaucoup plus rapidement que si le source est inconnu.
    Et d’ailleurs, ne croyez pas que ne pas donner le code source signifie que votre application est sécurisée, c’est faux. La plupart des hacks se basent sur une faille dans l’exécution du programme, et pour cela, le code source n’est pas indispensable. Par contre, du coup, y a que l’équipe de base qui peut voir et corriger les failles dans les logiciels où le code source est fermé. Alors que dans un projet libre, le nombre de participants peut être beaucoup beaucoup plus grand, d’où plus de réactivité, des bugs plus vite corrigés…
    Prenez l’exemple de Firefox et d’IE. IE a moins de failles très critiques sur un an, mais les failles critiques de Firefox sont corrigées bien bien plus vite. Résultat, un an d’utilisation d’un Firefox à jour c’est environ 9 jours de navigation avec un navigateur potentiellement piratable. Avec IE7, c’est plus de 200 jours passés avec au moins une faille critique non corrigée…
  10. La gratuité n’a rien à voir avec la qualité. Quand un bénévole de la croix rouge intervient, il intervient aussi bien et avec la même aptitude qu’un médecin payé. Peut-être mieux, même, car il agit par passion. Dans le logiciel libre c’est la même chose. Beaucoup de développeurs participent à des projets libres par passion. C’est un potentiel de développement très grand, et comme ces développeurs sont aussi utilisateurs, ils corrigent les bugs qu’eux ont rencontrés, donc d’abord pour eux, parce qu’ils peuvent le faire et veulent le faire, et ce faisant en font profiter plein d’autres gens.
    C’est assez égoïste au départ comme démarche (« je corrige un bug que MOI je rencontre, pour que MOI je l’ai plus »), mais comme le code source est ouvert, et que la licence oblige les gens à indiquer leurs modifications aux développeurs originaux, comme les corrections de bugs, par exemple, et bien tout le monde en profite. La qualité est donc bien souvent au moins aussi bonne que celles des équivalents propriétaires.

A tout cela, j’ajouterais que libre ce n’est pas forcément gratuit, et que l’inverse est vrai aussi. Je vous affirme aussi qu’en 5 ans, GNU/Linux a bien plus évolué que Windows, rattrapant son retard de 10 ans (le noyau Linux n’existe que depuis 91 … le dos était déjà là depuis quelques temps … le serveur d’affichage graphique est arrivé sous GNU/Linux bien plus tard que sous Windows.).

La preuve ? En 2006, avant la sortie de Vista, la plupart des distributions GNU/Linux pouvaient avoir des effets graphiques multiples et variés, les bureaux virtuels sont d’un pratique tel que je ne sais pas comment j’ai pu travailler sous un système qui ne gérait cela qu’avec un logiciel supplémentaire peu stable.

Petit rappel : les effets graphiques avancés, sous Vista, nécessitent une carte graphique dernier cri et des euros en plus (c’est pas gratuit), alors que les effets de Compiz (le logiciel qui permet d’avoir des effets semblables sous GNU/Linux) est gratuit et tourne très bien avec ma carte graphique intégrée Intel (qui est vraiment pas un monstre de puissance).

Bref, les 10 points du haut, vous oubliez, c’est du passé. Et si vous achetez un nouveau PC, et que vous voulez mettre GNU/Linux dessus sans difficulté, allez voir des assembleurs de PC qui connaissent GNU/Linux. Il y en a au moins un à Lyon et y en avait même un à Dunkerque (qui a fermé pour des raisons sans rapport avec le fait qu’il vendait des machines sous GNU/Linux, mais plutôt le fait qu’il y avait à une époque beaucoup de concurrence à dunkerque). Je ne doute donc pas que par chez vous il doit y en avoir.

Essayer, et après, retournez sous votre système habituel ou non, c’est vous que ça regarde. Mais ne restez pas bêtement sous Windows en vous disant qu’il n’y a rien d’autre de valable.

1888.

J’entrai dans une pièce aux fenêtres voilées par un tissu brun et ocre. Partout, la même couleur. Sur le sol, les murs, même le plafond par endroit. Je traquais un meurtrier particulièrement dangereux depuis plusieurs mois maintenant. Même de grands détectives avaient préféré abandonner. Ses crimes n’avaient semble-t-il aucun lien.

Je déglutis et m’avançai dans la pièce, vers ce qui était surement le bureau où travaillait le vieil homme affalé maintenant au sol, gisant dans son sang. Éventré. Son haut de forme avait du être noir, mais le sang et la poussière le faisait rougeoyer par les quelques rayons du soleil couchant qui passaient à travers les tissus devant les vitres. Dans l’amas rougeâtre qui était sa poitrine, il y avait eu un trou de fait. Le cœur n’était plus là. Le tueur était un vrai sociopathe, c’était encore horrible, mais différent des fois précédentes. On dirait qu’il a plusieurs manières de tuer, qu’il en choisit une au hasard. Une fois il y avait eu un pieu. Une autre fois le corps de la victime avait été retrouvé calciné, enchainé dans la rue. Et il y en avait beaucoup, le tout depuis moins d’un an…

Sur l’espace de travail, une plume avait goutté et taché le buvard tandis qu’un petit livret relié, en cuir, de couleur marron, avait été laissé là. Le coupable du meurtre l’aurait laissé là ? Je ne comprenais pas mais me mit à lire, en commençant par le mot laissé sur le carnet.

« Vous qui lisez ce journal, comprenez bien que je n’agis pas par hasard. J’ai fait des découvertes que le monde actuel n’est pas prêt à accepter, et je dois faire ce qui doit être fait. Ce journal n’est nullement un mot d’excuse, je l’avais commencé alors que trottait dans ma tête les mêmes idéaux que vous, et je ne tente pas de vous convaincre de stopper votre traque à mon encontre. Mais j’espère que vous réaliserez que vous feriez mieux de me laisser agir et d’oublier cette affaire, pour vous consacrer à une autre … »

Cette lettre me laissa songeur. Je ne connaissais pas encore l’identité de l’homme gisant au sol. Je poursuivis ma lecture en ouvrant le journal, commençant à la première page.

« 11 janvier 1888.

Cette ville pue le sang. Dans East End, c’est le sang des animaux qui coule le plus, même l’animal humain. Ce ghetto regroupe tout un tas de criminels de toute sorte œuvrant tels des bouchers. Je ne sais comment, mais les coupables d’horribles atrocités arrivent encore à échapper à Scotland Yard, malgré les nombreux détectives recrutés par les autorités. Londres ne mérite pas un quartier aussi dépravé, mais que puis-je faire ?

18 janvier 1888.

Je décidai d’enquêter moi aussi. Mais en dehors de toute légalité. De l’intérieur de ces organisations. Je ne sais pas ce que ça donnera, mais je ne peux rester sans rien faire alors que notre ville sombre dans la décadence.

23 mars 1888.

Je commence à avoir quelques relations, et j’ai perpétré mon premier meurtre. Les criminels locaux appellent ça un rite de passage, j’appelle ça un crime. Je remonte lentement dans les organisations auxquels mes supérieurs sont affiliés, car il y en a plusieurs. »

Était-ce le journal du vieil homme ? Ou de son assassin ? On était en décembre 1888, ce journal narre donc des évènements ayant débuté presqu’un an auparavant.

« 5 mai 1888.

Les idéaux de mes « compagnons » me semblent de moins en moins horribles. Ils semblent choisir leurs cibles. Je ne connais ni les critères, ni les motifs. Ce qui est bizarre, c’est qu’il est demandé expressément de tuer puis de se débrouiller pour arracher le cœur de la cible. Cela m’écœure au plus haut point, je ne suis pas le seul, mais c’est le prix si je veux que l’on me fasse assez confiance pour me faire rencontrer des gens plus haut placés.

22 mai 1888.

C’est de la pure folie ! Alors que je m’occupai d’arracher le cœur d’une des victimes, elle a bougé ! Pire, elle a fui ! Mais quelles sont donc ces choses ! Rodney, mon supérieur, m’a expliqué que s’ils recrutaient en mettant les gens au courant, beaucoup fuiraient et que l’organisation a besoin d’hommes. Il m’a conseillé d’agir avant la nuit noire pour éviter que cela ne se reproduise. Je crains ma prochaine intervention.

24 mai 1888.

La solution de Rodney marche. Et une fois le cœur enlevé, ces simulacres d’humains sont bel et bien morts. Mais elles ne me semblent ni très fortes ni très agressives. Pourquoi les attaquer ? De plus, je ne progresse plus beaucoup dans l’Organisation, qui n’a pas de nom, et en regroupe en vérité plusieurs. Il semble que je sois dans une impasse … »

On nageait en pleine fiction. Cette homme avait vraisemblablement trop lu de ces ouvrages ésotériques en vogue actuellement. Il sombrait surement dans la folie suite au nombre de meurtres qu’il a perpétrés. Mais il se souvenait de son but, et sans l’atteindre, quels faits l’obligeaient à continuer ?

Je jetais un coup d’oeil vers le corps. Inanimé toujours, l’air effrayé sur son visage n’en faisait vraiment qu’une victime innocente à mes yeux.

« 2 Juin 1888.

Des immortels. C’est ce qu’ils sont. Et l’organisation a un nom : Golden Dawn. En fait les dirigeants semblent intéressés par l’occulte, et craignent des créatures non humaines. J’ai fini par être assez convaincant et utile pour qu’ils m’initient à tout cela et que je rentre dans leur cercle. L’un d’entre eux, Arthur Machen, m’expliqua longuement qu’il comptait écrire des histoires racontant les actions de ces entités, afin que le public en ait peur, même s’il pense que personne ne prendra ça au sérieux.

Je ne sais que croire. Effectivement, ma rencontre avec un être immortel (car il n’y avait aucun doute possible) m’avait ébranlé. Est-ce que cette organisation devait être chassée ? Je ne sais plus…

2 septembre 1888.

L’un des nôtres a commis une erreur. Il chassait une créature pouvant prendre possession de femmes ayant trompé leur mari, ou l’inverse, et qui cherchait à se reproduire par l’intermédiaire de son « hôte ». La créature logeait dans le bas ventre de la victime, et il fallait donc également éventrer la pauvre victime possédée pour pouvoir tuer la créature. Mais il avait trompé sa femme une fois, et la créature est pour le moment dans son corps. Qui sait quels sont les buts de la créature maintenant qu’elle se sait traquée ? »

Parlerait-il de l’éventreur ? Ce n’est pas … Intrigué je semblais dévorer chaque phrase.

« 10 septembre 1888.

Une nouvelle victime il y a deux jours. Des organes génitaux ont été prélevés. Que cherche à faire la créature ?

Nous la traquons sans relâche, mais beaucoup parmi nous ont des mœurs légères et on évite donc de les exposer à la bête. Si nous ne résolvons pas le problème très vite, nous aurons encore plus de morts sur la conscience !

31 septembre 1888.

Encore 2 morts. Nous sommes impuissants, elle est bien trop forte pour nous, trop rapide. Lorsqu’elle possède un corps, les capacités qu’elle possèdent sont surhumaines !

11 novembre 1888.

La bête s’est fait avoir. Nous lui avions tendu un piège. Quelque chose d’alléchant pour elle. Bien que moralement horrible, nous avons tous consenti à cela. L’une de nos membres, Mary Kelly, se porta volontaire pour servir d’appât. Mais cela n’eut pas beaucoup de succès au premier abord.

Notre conseil décida que l’on devait rendre l’appât irrésistible. Si le péché d’adultère attirait cette créature, elle allait en avoir. Mary coucha avec quasiment tous les hommes célibataires et vierges que l’on trouvât.

Cela paya. Une nuit, alors qu’elle allait se coucher et que nous étions tous en poste, la créature attaqua Mary. Mais le combat fut difficile, et la créature, en l’espace de quelques secondes avec Mary, l’avait déshabillée et elle gisait, cuisses écartées, dans le lit, son ventre ayant alors des convulsions non naturelles ! Nous parvînmes à tuer cette horrible chose vaguement humanoïde mais très petite, le corps ensanglanté car elle était sortie de notre ex-collègue, qui gisait lui aussi sur le sol.

Ce fut horrible, une créature semblable sembla se mettre à agir dans le ventre même de Mary, qui était inconsciente. Un rituel avait été prévu au cas où cela arriverait, et nous le commençâmes. Alors que nous chuchotions des paroles en latin, la créature sortit du ventre de Mary, mais ne pouvait sortir du cercle que nous formions. Elle découpa adroitement, avec ses griffes, dans les cuisses, dans l’abdomen de Mary, et exposa les viscères autour du corps encore tremblant. Puis elle découpa proprement le cœur. C’est alors que l’un de nous, en retrait, entama discrètement un enchantement sur ce cœur. La créature s’en rendit compte en avalant la première bouchée.

Tout à coup, elle se tordit de douleur, et se mit à brûler, bien qu’aucune flamme ne fut visible, mais aucun autre mot ne convient mieux. Puis elle disparut. Nous en étions enfin venus à bout. Nous décidâmes de faire passer tout cela pour une autre histoire de ce fameux éventreur donc parlait tous les journaux. Diable, si les gens apprenaient tout cela …

4 décembre 1888.

Ma famille est en danger. Un buveur de sang nous suit. Le mot Vampire me semble usurpé, car ils ne sont que des immortels égarés, persuadés que boire le sang les rendra plus forts. Et même s’il n’en est rien, je pense que je vais quitter la ville ce soir, car celui là est particulièrement intelligent. »

Nous étions le 8. Le dernier paragraphe semblait « frais », l’encre n’était pas encore totalement sèche, et mêlée à du sang.

« 8 décembre 1888. Il est venu chez moi. Je laisse ce journal ici, car je sais qu’un détective est après moi. Peut-être qu’il croira à tout ça, peut-être pas. Il a en tout un immortel sous les yeux maintenant. J’ai eu de la chance de l’entendre arriver. D’ailleurs c’est ce détective qui me suit depuis quelques temps. Je vais lui laisser une lettre, ce journal, et … hé bien il en fera ce qu’il veut. »

Ainsi donc, le journal appartenait au tueur ? Je regardai le corps.

Si j’enlevais le pieu, que se passerait-il ? Comment pouvait-on croire que ce cadavre se relèverait ?

Je sortis pour appeler la morgue, après avoir mis le carnet dans ma poche, et retournai à l’appartement. Les policiers étudièrent le corps, prirent des photos, et  emmenèrent le corps. Pour ma part, je me contentai d’aller dormir.

Mais le sommeil fut court. On vint me chercher, m’annonçant que le cadavre à la morgue n’y était plus.

L’ennui

Encore un matin seul. Jean restait sous les draps.

Il ne voulait pas se lever, affronter une autre journée. Mais la chaleur du lit lui rappela vite de douloureux souvenirs et comme chaque matin il finit par se lever. Il mit en route la cafetière, posa ses vieilles lunettes sur son nez et prépara à manger pour son chat Casper. Il l’avait appelé ainsi car le félin parvenait toujours, quand Jean changeait de pièce, à être dans celle-ci avant lui. Jean avait pensé en souriant que le chat traversait surement le mur, et l’avait nommé du nom du petit fantôme bien connu.

Dehors, alors qu’il prenait sa douche, il parvenait à entendre le bruit des travaux. Décidément, à force d’ajouter des murs, on ne sait plus si l’on s’enferme de la menace de l’extérieur ou si le but est de s’assurer que personne ne sorte. Des murs en béton de 3 mètres de haut étaient inutiles, les autorités le savaient. Et pourtant elle faisait actuellement la 4ème couche de remparts. Et alors que l’eau chaude stimulait sa peau vieillissante, coulait le long des rides de son visage, Jean se demandait encore comment il en était arrivé là.

Marie savait toujours quoi faire. Ses cheveux roux, ses tâches de rousseur, ses rondeurs, sa voix, ses lèvres, tout lui revenait en mémoire. Ils s’étaient rencontrés dans un restaurant. Chacun attendait un partenaire qui n’arriva pas et après quelques échanges de regard elle s’invita à sa table. Ils avaient beaucoup de point commun, et Jean l’avait vite admirée, car c’était le genre de personne qu’on peut écouter des heures. Elle devançait ses demandes, semblait omnisciente. Puis ils s’étaient mariés, et elle fut vite enceinte. Jusque là Jean était le plus heureux des hommes.

Mais la vie est cruelle. Un soir, il l’attendit à la sortie de l’hôpital où elle travaillait. L’aperçevant, elle se hâta, et trottina vers lui, sans regarder si un véhicule arrivait. Jean avait hurlé, mais elle n’avait pas pas réagir, et le pare-brise de la voiture fut en un éclair ce qui la tua. Elle était morte sur le coup. Depuis, Jean se sentait vide. Sans but. Creux. Il se disait que s’il ne l’avait pas rencontrée, il en serait au même point, mais on ne peut pas regretter le bonheur si on ne l’a pas connu, non ?

Depuis, sa vie n’était qu’ennui. Un job de comptable ennuyeux. Des amis ennuyeux. Des soirées ennuyeuses. Des films ennuyeux. Rien ne l’intéressait plus, il était blasé de tout. Il avait gravi les échelons, obtenu des résultats incroyables, mais rien ne le satisfaisait. Il se rendit vite compte que ce qu’il voulait c’était bien de faire tout ça, mais surtout de le partager avec elle. Mais elle n’était plus là.

Il ouvrit la fenêtre de son petit appartement, observa le lever du soleil. Il ressemblait à bien bien d’autres avant. Il avait bien vécu, cela faisait bien 16 ans que Marie était morte. Qu’attendre de plus de la vie ? Il ne s’était pas mis avec aucune autre femme, il n’y avait que Marie dans son coeur. Il se gratta le crâne, qui était un peu dégarni là où les cheveux blancs ne poussaient plus. Puis une odeur le piqua au nez. Le café brulait. C’est alors qu’il s’aperçut qu’il y avait aussi une très forte odeur de gaz.

Jean ne se serait jamais suicidé. D’après les chrétiens, on allait en enfer si on mourait comme ça. Et alors que chutant dans le vide, observant comme au ralenti les flammes qui léchaient la fenêtre où il se trouvait une seconde auparavant, il sourit.

Ombres

Encore poursuivi.

Je sautai d’un toit à l’autre. Je sentis les ombres autour de moi me guider, me faire ressentir la bonne direction. Je n’avais pas l’habitude de me retrouver dans cette situation. C’était courant parait-il quand l’Inquisition vous poursuit, cependant.

Officiellement, elle n’existe pas, et la Sainte Eglise Catholique renie et décrie les agissements faits par ces pseudo « Inquisiteurs », reléguant leurs actes à une déviance, et les invitant à se repentir de leurs crimes. Officieusement, l’Eglise considérait bien sur depuis des millénaires comme maléfique tout ce qui concernait les ténèbres. L’invention du mousquet, vous pensez bien dans quel état ça les a mis ! Alors ce que j’avais découvert, avec d’autres, c’était beaucoup trop pour eux.

Sur la droite, un garde qui tenait maladroitement debout sur le toit cria vers moi sans oser courir, fixant plutôt le ciel, de peur sembla-t-il d’avoir le vertige. Là, une flèche, ici, un coup de feu, heureusement que je ressentais les environs, car ainsi j’évitai les mauvaises surprises. Mais je repérai que les gardes semblaient avoir prévu quelque chose, car leurs placements étaient bien meilleurs que d’habitude, et je me rendis compte au bout de quelques toits parcourus qu’ils étaient placés de manière à m’orienter vers une zone de la ville où les toits s’espaçaient, vers le centre. Ils allaient être surpris.

Comme je l’avais senti, en cherchant à m’approcher du mur d’enceinte je rencontrai plus de gardes. Il fallait jouer le jeu des ombres, et ainsi je me dirigeai vers le centre, prenant de plus grands appuis, faisant confiance aux sensations que j’avais, et arrivai sur le toit d’un manoir, tandis que derrière moi des miliciens arrivaient, et que devant moi, la distance avec le toit suivant étant bien trop grand pour être franchi. Habituellement du moins.

Je ralentis et regardai autour de moi, fouillant des yeux le toit, à la recherche d’un objet qui convenait. Je trouvai vite, une planche de bois provenant d’un travail de réparation sur le toit. J’eus encore une fois cette impression étrange d’être guidé, quand je la lançai dans le vide et que je sautai, sous les yeux ébahis des soldats, alors que les ombres s’accumulèrent en un instant sous la planche. Je sentis chacune des particules auxquelles je demandais de tenir cette planche en prenant appui sur le sol en contrebas. Le tout se solidifia et continua à se renforcer, tout en penchant légèrement, rapprochant ma frêle surface d’appui vers le toit qui désormais était proche. Et je sautai à nouveau, reprenant un rythme effréné.

La fatigue commença à se faire sentir, et j’eus besoin de toute ma concentration pour concentrer autour de moi autant de particules d’ombre que je le pouvais pour pouvoir refaire si besoin était un tour comme celui que je venais d’accomplir. L’avantage était que je ressentais tout ce qui était dans l’environnement proche de chaque particule, comme si chacune était vivante et me transmettait ses sensations. Cela fonctionnait étrangement, j’apercevais tantôt des images, tantôt des sentiments, parfois des picotements. C’était comme si mes sens étaient multiplié par le nombre de particules qui m’entourait. Et il y en avait beaucoup pour peu que je me concentrais suffisamment. Je n’ai jamais compris pourquoi personne n’avait jamais su faire ça avant. C’est si grisant de se rendre compte que les ombres sont peuplées de particules vivantes, présentes aussi la journée ! Bien sur, en journée, elles sont moins réceptives aux appels, et viennent moins facilement en nombre.

Cela avait débuté un soir, il y a deux mois, quand j’ai soudainement senti des tas de petites choses grouillantes autour de moi. Je croyais à la fatigue, à l’alcool (je sortais d’un bal en l’honneur de l’anniversaire du baron de la ville). Mais cela se reproduit plusieurs fois le lendemain, moins fort, et je dus me rendre à l’évidence, je n’hallucinais pas. J’ai alors fait de nombreux tests, quelques recherches. J’en avais aussi parlé à des amis, cherchant des réponses. Aucune n’était valable, et les gens commençaient à se demander pourquoi je cherchais à apprendre des choses sur des « créatures minuscules qui vivent dans l’ombre ». Et cela n’a fait qu’empirer et au bout d’un mois, alors que j’avais appris à me mettre dans le bon état d’esprit pour les écouter je me rendis compte que je pouvais en partie les contrôler. En fait, c’était plus comme si elles étaient vivantes et que je pouvais leur demander ce que je voulais. Il fallait juste que j’en ai assez autour de moi pour réaliser ce que je voulais. Il y a une semaine, j’appris que l’église traquait des gens cherchant vraisemblablement le même genre d’informations que moi.

Et il y a 4 jours, ils ont débarqué chez moi et m’ont interrogé. J’ai essayé de leur expliquer ce que c’était, de le leur faire ressentir. Mais apparemment eux ne ressentait rien, même quand j’essayais de faire comprendre à l’ombre (car c’est comme ça que l’Eglise appelé le phénomène) de se montrer à ces gens. A l’inverse ils ne ressentirent qu’une peur soudaine et m’informèrent que j’étais en état d’arrestation pour hérésie. je savais ce que cela signifiait. Alors je fuis. Et depuis je suis en cavale. J’aurais pu partir de la ville, mais pour aller où ?

L’Eglise est partout, on ne peut la fuir. De plus ma description et un portrait de moi devaient déjà circuler entre les différentes paroisses. Je restais caché en permanence, volait (l’ombre était pratique, je savais si quelqu’un arrivait et je ne pouvais être surpris), et mendiait, déguisé. Cela me lassait.

J’allais devoir tenter de partir, quitter le pays. Le sud, peut-être ? l’Est ? Un endroit où la religion chrétienne ne dominait pas devait bien exister. Je décidai donc de sortir de la ville (ce ne fut pas bien difficile) et me dirigeai vers l’Est…

Lyon épistolairement …

Chère Amandine,

Dans ta dernière lettre, tu voulais que je te parle de Lyon, que je te dise comment c’est, quels endroits j’aime. Je vais essayer de te répondre mais c’est difficile, je ne sais pas trop comment on peut parler d’une ville…

Hé bien, pour commencer, je vais te décrire l’ambiance de cette ville, car c’est quelque chose qui compte pour beaucoup dans les choses qui me font adorer cet endroit.

A Saint Jean, par exemple, quand on s’y promène le soir, tout ce qu’on entend ce sont des bruits d’assiettes, de couverts, de bonnes odeurs, car beaucoup de Lyonnais et de touristes viennent manger là, dans les fameux bouchons lyonnais. Bien entendu, il faut aimer les charcuteries, ce qui n’est pas ton cas, mais on y mange très bien et l’estomac déclare vite ne plus rien pouvoir absorber comme que ce soit.

A Guillotière, je dirais que l’atmosphère n’est pas très sûre. Beaucoup de logements sociaux, d’immigrés, et de mal être social dans ce quartier, qui a malgré tout un charme incroyable, dû justement à tous ces mixs de culture provenant de tant de pays différents …

Dans le quartier où j’habite, c’est l’inverse, beaucoup de bâtiments qui viennent d’être construits, avec un haut standing, le parc de la tête d’Or juste à côté, le Tonkin c’est vraiment chouette !

Dans la presqu’île, quasiment tous les immeubles sont du début du siècle ou plus vieux encore, comme à Saint Jean, et ici, il y a beaucoup d’animation, tout le temps, surtout le long de la rue de la république, appelée ici « Rue de la ré’ ».

Je pourrais aussi te parler du quartier de la Part-Dieu, des Brotteaux, mais il y a vraiment beaucoup de quartiers avec chacun son ambiance…

Ensuite, il faut que je te parle des gens. Je m’attendais, comme à Paris, à voir beaucoup de gens stressés, du genre à sursauter en serrant leurs affaires contre eux quand tu leur demandes l’heure, hé bien non ! On m’avait dit « Tu vas voir que rencontrer des gens à Lyon, se faire des amis, ce n’est pas évident ! ». Et bien il s’est avéré que c’est tout faux ! C’est exactement l’inverse qui s’est produit !

Il y a également un détail étonnant pour une grande métropole qui se trouve être la deuxième de France : là où à Paris, il y a toujours du monde dehors, à Lyon, ça se vide comme dans les petites villes. Du coup, ça te permet de t’approprier la ville. Les longues balades de nuit, dans la ville éclairée, le long des fleuves, c’est magique !

Enfin que serait Lyon sans sa situation géographique ! La ville est dans une cuvette, avec Fourvière et la Croix-Rousse qui l’entoure au Nord et à l’Ouest. De là haut, on a une vue imprenable sur toute l’agglomération. Par beau temps de Fourvière, on aperçoit le Mont Blanc !

Bref c’est une ville merveilleuse, pleine de gens sympathiques, très agréable à vivre !

J’espère te voir bientôt, bisous…

Nicolas

Pérennité et importance de vos données

Pour réagir à un billet de Tristan Nitot, j’ai pris le temps de réfléchir un peu à tout ça. Et utiliser des logiciels libres ou alors des logiciels privateurs (voir ce billet) peut complètement bouleverser l’ordre d’importance données/logiciel et grandement changer la pérennité de vos données.

Dans le monde privateur, sauvegarder uniquement vos données n’est pas utile si vous perdez le logiciel pour les lire. Ainsi, le logiciel devient aussi important que les données car sans lui, point de lecture de vos données, enregistrées pour 90% des logiciels privateurs dans un format tout aussi privé. Bien sur, certains permettent l’enregistrement dans d’autres formats, mais les utilisateurs peu avertis ne verront pas de raisons pour enregistrer leurs données dans un de ces autres formats, se disant que le format par défaut marche très bien. Le logiciel disparait ? Vos données aussi ! Exemple de la NASA, qui n’a plus le lecteur adéquat pour relire ses bandes originales de l’enregistrement de l’homme sur la lune ! L’entreprise fabriquant les lecteurs de bande en question a fait faillite il y a bien longtemps, et quand leurs lecteurs sont tous tombés en panne, et bien plus personne ne pouvait lire ces documents d’archives.

A l’inverse, dans l’univers du logiciel libre, la totalité des logiciels savent enregistrer vos données dans des formats libres et ouverts, et ces formats sont dans 99% des cas le format de sauvegarde par défaut ! Ainsi, il y a bien souvent plusieurs logiciels qui savent relire vos données, et s’ils ne restituent pas parfaitement vos données parfois, à cause de fonctionnalités manquantes qui les empêchent de rendre les données exactement comme le logiciel d’origine, au moins vous pouvez accéder à vos données. Aucune société derrière la majeure partie des logiciels libres, et comme c’est libre n’importe quel développeur que vous pourriez payer pourrait développer un logiciel neuf pour relire vos données dans le cas fortement improbable où vous n’auriez plus accès à un logiciel qui puisse lire vos données enregistrées dans un format libre, ouvert, documenté.

Pour moi le logiciel n’a que peu d’importance, tant qu’il enregistre mes données dans un format que d’autres logiciels peuvent comprendre. Donc je ne peux que vous conseiller, que vous soyez sous Windows ou Mac OS X, d’utiliser des formats libres le plus souvent possible, afin d’être sur dans quelques années de pouvoir relire vos documents !

Réflexions de réflexions

(Réflexions)

Conséquences climatiques …

La neige tombait comme si une divinité froide voulait recouvrir le monde de blanc. Le vent était aussi de la partie, et depuis quelques jours c’était la tempête, et les rafales balayaient les passants, aidant le froid à passer les épaisseurs de vêtements, futiles face à dame Nature et sa volonté implacable. Ce temps n’était d’ailleurs pas « normal », depuis quelques mois tout se détraquait. Et ça ne se limitait pas à la météo : tout foutait le camp.

Pour ma part, mon gros anorak, ma cagoule et mes lunettes, ainsi que mes chaussettes de ski qui montaient jusqu’à mes genoux, tout cela me protégeait assez bien. Je n’aurais pas dit non à un bon feu, et j’étais encore loin de chez moi. Les bus ne circulaient plus, les tramway de même. Seul le métro fonctionnait encore, mais rencontrer la cohue liées à l’abscence des deux autres modes de transport me terrifiait.

Je devais me rendre au parc de la tête d’Or, depuis Gerland, et comme je n’avais pas d’autres choix, je marchais. Chose très peu agréable quand le ciel menace de vous tomber sur la tête, et l’heure qu’il me fallut pour y arriver me parut durer une éternité. J’espérais que mon rendez-vous n’allait pas être énervé à cause de mon retard. Je devais en effet retrouver Lucie vers midi, et je savais qu’il devait être au moins 13h. C’est qu’en plus, ça s’énerve vite, les femmes.

Et ce fut effectivement une boule de nerf qui m’accueillit.

« Mais où tu étais passé bordel ? T’es en retard ! », cria-t-elle pour se faire entendre malgré le vent.

Je lui fis signe de me suivre, et nous nous dirigeâmes vers le passage sous le lac pour atteindre l’île du souvenir, sachant que le vent couvrirait moins nos mots là bas. Enfin, surtout, j’avais un mal de gorge horrible et crier était bien la dernière chose que je voulais faire. Une fois arrivés, alors que je l’eus précédé, elle reposa sa question.

« Bon, tu vas finir par dire un truc ? »

« Ouais ouais, salut, moi aussi je vais bien. » répondis-je sur un ton moqueur.

La baffe qui suivit était prévisible, et je l’évitai, car malgré sa taille fine, ses courbes élancées, son joli minois et ses magnifiques yeux verts, elle était capable de m’arracher la tête. Au propre comme au figuré.

« Tu sais que je t’adore quand tu t’énerves ? Tu deviens toute rouge et je te trouve charmante. », continuai-je. « On dirait ma soeur. »

Elle vira au rouge, mais se retint et attendit mes explications.

« Bon, c’est simple, les autorités disent de ne pas s’inquiéter, que ce mauvais temps ne durera pas, mais une tempête de neige de plusieurs jours en été ne les inquiète pas plus que ça. Les pillages commencent, bien que la police intervienne aussi souvent qu’elle peut. Autrement, ils nous disent de rester chez nous, et de patienter. »

« Hein ? Et c’est tout ? », s’écria-t-elle, abasourdie.

« A peu près. Ce climat pourri ne semble pas toucher le sud de l’Afrique, encore. On pourrait y aller. ».

Je sortis deux billets d’avion pour Le cap, capitale de l’afrique du sud.

« Qu’est-ce que t’en dis ? On reste ici sachant que ça va être le bordel, où on tente de se casser ailleurs voir si l’herbe est encore visible ? »

Je prononçais ces derniers mots en regardant hors du passage. Le paysage étant recouvert d’une épaisse couche de neige, une bonne trentaine de centimètres. C’était le cas dans la quasi totalité de l’Europe, des Etats Unis, de la Chine (où les morts étaient déjà millions …), et seul l’hémisphère sud semblait épargné.

« Pourquoi pas. Ça peut pas être pire qu’ici. », me dit-elle à l’oreille.

Elle m’attrapa et me tira vers la sortie côté cité internationale. Nous nous dirigeâmes vers la gare, prîmes le bus, et une fois à l’aéroport, une heure plus tard, on partait. Les avions classiques ne partaient plus, mais des avions spéciaux de l’armée, utilisés en antarctique pour ravitailler les stations de recherche.

C’est alors que j’assistais, quand nous atteignîmes le continent africain, en regardant la nuée blanche par le hublot, à un spectacle plutôt inhabituel. Une énorme masse d’avions semblables au nôtre étaient visibles au loin. Nous étions loin d’être les seuls à venir nous réfugier ici …

Petite synthèse des systèmes de jeu de rôle

Loin de moi l’idée de décrire la philosophie derrière tel ou tel système. Le but de ce billet est juste de faire un constat sur toutes les mécaniques courantes de résolution d’actions que l’on peut trouver dans le jeu de rôle. Oui, je sais que l’article sur Wikipedia est bien fait, mais qu’importe.

Ce qui m’occupe ici, c’est de pouvoir, de la manière la plus exhaustive possible, décrire un système de résolution d’action et de gestion de personnage. Malgré les spécificités liées à l’univers, les mêmes mécaniques reviennent tout le temps, que ce soit dans le système ou dans la manière de gérer le personnage et son évolution.

Voyons les choses qui peuvent varier d’un système à l’autre du point de vue du système lui même tout d’abord, la gestion de personnage (ainsi que la gestion des combats et des dommages) étant prévue pour plus tard.

La dose d’aléatoire

Première chose qui peut changer d’un système à l’autre : la présence de l’aléatoire, souvent introduite par notre ami le dé (et parfois par d’autres choses comme les cartes à jouer où un système de pioche de jetons).

De 0 (système sans dés) à 100 (système Chaosium) en passant par le d20 (D&D, etc…), le dé est déjà une grande variable du système. Les échelles changent complètement selon le type de dé et le nombre lancé. Le nombre change d’un système à l’autre et même d’un personnage à l’autre dans certains jeux.

La lecture du jet de dé

Plusieurs manières d’interpréter un jet existent, indépendamment du nombre de face du dé.

  • Somme : On fait la somme des valeurs du (ou des) dé(s), parfois ajoutée à une caractéristique, une compétence, ou un modificateur. La réussite dépend alors de la méthode de résolution d’action.
  • Seuil : on compare la valeur de chaque dé indépendamment par rapport à un seuil. Pour compter les réussites, cela dépend de la méthode de résolution d’action.
  • Groupements : On prend la plus grande valeur entre le dé le plus grand, la somme de dés identiques (2-2, 1-1-1-1, etc …), ou la somme d’une série de X dés ou plus dont la valeur se suit (4-5-6 par exemple).
  • Différence : On calcule la différence entre deux dés.

Ces différentes manières d’interpréter les valeurs des dés ne sont pas exhaustives, il y en d’autres. De plus, parfois, dans certains jeux, il y a des spécificités que l’on retrouve dans plusieurs jeux différents.

Petites différences et spécificités dans les jets

  • Dé relancé : Soit un dé particulier, soit un nombre de dés dépendant du personnage. On peut relancer un dé en particulier dont le résultat ne nous plait pas. Par exemple, cela peut dépendre d’un avantage dans beaucoup de jeux, ou du principe de relances positives/négatives du JR Système, le système de jeu d’un ami.
  • Dé explosif : Quand un dé arrive sur la valeur maximum, on le relance et on ajoute la seconde valeur à la première, on appelle cela un dé explosif. Selon les systèmes, cela peut-être un dé particulier ou alors tous, selon des conditions dépendantes du système de jeu. Dans Capharnaüm, il n’y a qu’un seul des dés qui explose, le dé Dragon. Dans la gamme de jeux du Monde des Ténèbres, les dés explosent toujours sur un dix, sauf si l’on a pas la compétence liée au jet.
  • Dé nul : Une ou plusieurs des valeurs du dé valent 0. Dans Kuro, par exemple, le 4, qui se prononce Shi en japonais, signifie la mort. Un 4 sur un jet vaut zéro et ne s’ajoute pas à la somme des dés du jet.
  • Roll & Keep : dans certains systèmes, on lance un nombre X de dés, mais on ne choisir que les Y meilleurs. Par exemple, le système de L5R est un système à somme, mais avec la spécifité de fonctionner en roll&keep. On lance Carac+Compétence dés, mais on ne garde qu’un nombre de dés égal à Carac.

Et c’est tout ?

Non ! Maintenant qu’on voit les différentes manières d’interpréter les jets, il faut déterminer, en fonction de ça, si l’action est réussie ou non, et les marges de réussite ou d’échec !

Système de résolution d’action

Pour cela, en fonction du résultat du jet, on suit le principe d’un système de résolution d’action, et l’on sait alors si l’action est un succès. Chaque action, en fonction de sa nature, des capacités que le personnage a, est associée à une difficulté. En somme une valeur donnant la difficulté de l’action sur une échelle allant de super facile ou complètement impossible (voir plus loin).

Il y a, là encore, beaucoup de systèmes différents mais plusieurs sortent du lot et sont utilisées très souvent :

  • Seuil de difficulté à (ne pas) dépasser : Souvent lié à une lecture de type Somme du jet de dés, et parfois à une lecture de type Différence. Si la somme (ne) dépasse (pas) un seuil de difficulté, l’action est réussie. Sinon elle échoue.
  • Nombre de réussites à obtenir : Souvent lié à une lecture de type Seuil du jet de dés. Selon les systèmes, pour chaque dé qui (ne) dépasse (pas) un seuil défini, on compte une réussite. Sinon on ne compte rien. Il suffit alors de comparer le nombre de réussites au nombre de réussites requises pour que l’action soit un succès.

La encore, ce n’est pas exhaustif, il y a des systèmes plus exotiques, mais la majorité des systèmes fonctionnent avec une des deux méthodes de résolution ci-dessus.

Calcul de la marge de réussite (ou d’échec)

Il ne suffit pas de savoir si un personnage a réussi ou raté une action. L’a-t-il réussie (ou ratée) de peu, ou alors a-t-il vraiment assuré ? Pour ça, il faut calculer la marge de réussite ou d’échec.

  • Différence : On calcule la différence entre la difficulté et le résultat du jet. Si l’action est réussie, plus on est loin du seuil de réussite, plus la marge de réussite est grande, plus on est proche plus elle est faible. C’est évidemment la même chose pour l’échec. Un échec à un point du seuil est plus faible qu’un échec à 10 points du seuil.
  • Paliers : semblable à la différence, sauf que pour connaitre la marge (de réussite ou d’échec), on reporte la différence entre le résultat du jet et la difficulté.

Conclusion

Vous voyez, finalement, malgré quelques spécificités, il n’y a pas 36000 méthodes pour interpréter un jet de dés, compter le résultat, et en fonction de ce dernier déterminer si l’action est réussie ou non et la marge. J’aurais du, pour être complet, aborder la gestion des combats et des dégâts en et hors combat, mais ça sera pour un prochain billet.

Toutes ces listes ne sont pas exhaustives, je le répète, mais malgré tout une majorité de systèmes de résolution d’action de jeux de rôle du commerce peuvent être décrits avec les éléments de cette liste.

La suite bientôt.

Une histoire de coeur

Hegyath n’aimait pas la mer et la mer le lui rendait bien. Le voyage n’avait pas duré longtemps, mais il n’avait déjà plus rien dans l’estomac, il avait tout rendu à l’océan. Et le voilà, sur les côtes de Vvarfendell, sous une pluie battante, et un orage qui menaçait d’éclater à n’importe quel moment.

Tel Branora était comme dans ses souvenirs. Horrble. Il était dunmer, mais il n’aimait pas pour autant l’idée de construire des habitations de cette manière, surtout que les plantes du coin étaient, disons … moches. Il faut savoir que les dunmers, avec les plantes locales et de la magie, construisent des villages entiers avec des plantes, des arbres, des fleurs … Le seul soucis étant que cette croissance n’est pas naturelle, et déforme donc la plante d’origine. Souvent le résultat est minable.

Bref, pour faire simple, c’est laid, à gerber, et s’il n’était pas sorti d’un bateau et qu’il avait encore eu quelque chose dans le ventre, il aurait eu du mal à se retenir. Et alors qu’il avançait sur les ponts verdoyants de la petite cité forestière, il repéra la chaîne de montagnes qui l’intéressait, à une bonne heure de chevauchée, au moins. Et comme il n’avait pas de cheval, et qu’il avait faim, il acheta quelques vivres à l’épicier du coin, un nordique donnant dans la parlotte. Hegyath se demandait bien comment un fier membre du peuple combattant du nord avait bien pu atterrir ici, mais il ne demanda pas.

Puis, après avoir tout rangé soigneusement dans son sac de voyage, il s’élança. Le voyage ne fut que boue, braillards des falaises, rats, pluie, et parfois tonnerre et éclairs, car l’orage avait éclaté. Au bout de 4 heures de marche à rythme soutenu, il repéra les fameuses grottes. Mais laquelle était la bonne ? D’habitude, un tout petit signe, discret, attire l’oeil. Une branche cassée en petits bouts, une trace particulière dans le sol, des choses qui naturellement n’arrive pas, mais pas remarquables.

Il aperçut alors une grotte dont le plafond de l’entrée était marqué comme par des griffures très légères, à des endroits proches. De plus, ces griffures étaient parallèles, ce que des animaux ne font pas, car quand un animal griffe, il ne griffe quasiment jamais droit, et de plus, ses griffes ont tendance à se rapprocher lorsqu’il plie sa patte.

Il s’avança alors, mettant en évidence l’emblème de l’Ordre sur son manteau de fourrure trempé. Le boyau était sombre, humide mais moins qu’à l’extérieur, et surtout il y faisait très froid. Il avança dix bonnes minutes, avant de tomber sur une silhouette humanoïde sombre qui lui souriait.

« Vous devez être Hegyath. Z’avez fait bon voyage ? » chuchota le Breton en agitant les mains.

« _ Pas vraiment. J’aime pas prendre le bateau, et encore moins être dehors, sous l’orage. Mais j’ai vu pire, donc j’vais pas me plaindre. Y a un peu de chaleur quelque part dans le coin ? »

« _ Oui oui, je m’en occupe. »

Il finit d’agiter les mains et Hegyath fut tout sec, ressentant même de la chaleur. Mais le froid de l’extérieur se faisait encore sentir.

 » Venez, je vous amène dans notre maigre village. »

Et il fit signe au dunmer de le suivre. Ils marchèrent pendant une petite heure, avec pour seule lumière une vieille torche qui n’éclairait pas fortement les couloirs. Des marches, un élévateur. Ils s’enfoncaient dans la montagne mais cela n’étonnait pas Hegyath, tous les sanctuaires de l’Ordre étaient basés sur le principe « Pour vivre heureux vivons cachés » et y avaient ajouté « et loin sous la surface ». Et effectivement, ce principe était rigoureusement appliqué par tous les membres de l’Ordre.

Ils arrivèrent enfin dans le village souterrain. L’odeur nauséabonde du boyau de l’entrée était beaucoup moins présente ici, ainsi que l’humidité qui s’était également fait moindre. Comme il en avait l’habitude, les bâtiments étaient plus taillés dans les murs et dans le sol que construit, et c’était logique, amener des pierres et du bois de l’extérieur, cela aurait été remarqué. La pierre des bâtiments étaient néanmoins polie, souvent gravées du nom de la famille y habitant. Son guide l’amena jusqu’à l’église de pierre, elle aussi taillée dans le mur et le sol de la grotte. Il s’arrêta devant et fit signe à Hegyath d’entrer.

A l’intérieur, peu de fioritures, un feu, des bancs de pierre, peu de décorations, et une statue des Tribuns dans le fond. Il y avait là plusieurs membres de l’Ordre, qui discutaient et mangeaient. Hegyath se rappelait quand le Tribunal était encore une religion majoritaire. Depuis que le Nérévarine avait prouvé que les Tribuns avaient obtenu leurs pouvoirs de l’Oblivion, tous s’étaient mis à haïr les membres de l’Ordre. Quand bien même leurs pouvoirs venaient d’Oblivion, leurs intentions étaient pures ! Qui était ce Nérévarine pour penser pouvoir les critiquer et les destituer ?

Sentant une vieille colère refaire surface il se concentra sur ce qu’il avait à faire. Le coeur de Vivec avait été conservé après sa mort, et la puissance magique de Vivec s’était concentré dans son coeur. On pouvait le ramener, le dunmer en était sur. Le chef de cette section de l’Ordre lui indiqua qu’il n’avait pas le temps de le recevoir tout de suite, et qu’il devrait se reposer. Ce qu’il fit. Il demanda à son guide, qui attendait à l’entrée, où il pouvait dormir, et il lui montra un bâtiment.

« Vous verrez, c’est confortable, c’est là qu’on accueille nos invités de marque ! »

Et effectivement, à l’intérieur, repas déjà prêt, paillasse de bonne qualité, vêtements de rechange, et petit feu, tout cela était parfait après le voyage qu’il avait fait. C’est sans rêve qu’il dormit, et le lendemain, une enveloppe avec le sceau de l’Ordre se trouvait sur le sol à l’entrée. Il ouvrit et lut le parchemin.

« A deux journées d’ici, plus loin dans les terres, vers l’Ouest, se trouve des vestiges de la barrière intangible qui protégeait Vvarfendell des influences du domaine de Dagoth Ur. De vieilles ruines ayléïdes servent de cachette au groupe qui détient actuellement le coeur de Vivec. Méfie toi, ce dernier semble les doter de capacités meurtrières, au vu de l’état des éclaireurs que nous avons envoyé. Ils sont revenus quasiment morts sans blessure externe.

Courage, l’Ordre est avec toi. »

Il y avait une signature connue à la fin de cette lettre. La signature du dirigeant de l’Ordre, le roi actuel de Morrowind. Le véritable roi, pas la marionette de l’Empire de Tamriel qu’était Helset. Il brula le tout et sortit. Il prépara ses armes, demande quelques vivres, et sortit du repaire de l’Ordre de Tel Branora.

Il faisait jour, déjà, et le temps était au beau fixe. De la chaleur, du soleil, une petite bise, et un paysage déjà plus beau que de nuit sous l’orage. Il se mit en route en espérant que ça ne serait pas trop difficile de reprendre le coeur à ses possesseurs actuels, mais au fond de lui, il n’y croyait pas…

(suite une autre fois)