Ce week end était organisé, à l’occasion de la descente de plein de gens de Lense à Lyon pour les nuits sonores, un safari photo + soirée bar écolo le samedi, puis projection des sélections de photos prises la veille sur grand écran au musée des beaux-arts, avec un brunch en même temps.
Bon on va commencer par le mauvais, y a moins à dire !
Le gros gros bémol du week end, le seul, l’unique : le brunch attendu plus d’une heure et demi !
On a vu qu’ils étaient surchargés, mais ils étaient prévenus qu’on était nombreux ! Le petit café restaurant de la veille s‘était bien mieux débrouillé ! Enfin, leur mojito est terrible, ça rattrape bien une fois qu’on est de meilleure humeur, l’estomac plein.
Le safari, l’organisation, 3 photos projetées au musée des beaux-arts… C‘était vraiment vraiment top !
Séparés en plusieurs groupes, avec à la tête de chaque groupe un “coach”, pro de la photo ou du moins avec des connaissances solides, et un(e) local(e), pour guider le groupe dans la ville, nous avons tous arpentés des coins différents de Lyon.
Mon groupe, le numéro 4, était guidé par la charmante élise, quand Nadia et Ruben se proposaient régulièrement de nous aider ou de nous conseiller sur les prises de vues. Notre itinéraire était de descendre du point de départ place Bellevue (sur la Croix Rousse), longer le Rhône pour atteindre la cité internationale, puis finir par le parc. On a un peu modifié l’itinéraire (en se tenant quand même aux lieux prévus, hein, on ne triche pas en faisant des détours apéros, NOUS) et nous voilà dans un petit café restaurant, le soir, exténués, plein de photos dans la tête, affamés et assoifés.
Après restauration, je suis reparti avec l’un des lyonnais du groupe pour quelques shoots de nuit autour du Rhône, pour rentrer chez moi à 2h30 du mat, complètement à plat.
Le lendemain, projetage donc des meilleures photos de chacun sur grand écran au musée, dans la partie de la Librairie et du café, où le fameux brunch s’est fait attendre (j’en ai parlé à peine vingt lignes plus haut, je vais pas me répéter).
Au final, les discussions, le portrait souvenir imprimé sur papier photo, les personnes rencontrées, les photos, ... tout ça était vraiment vraiment bien, même si vraiment vraiment crevant. Et moi j’ai pas eu de la route comme les parisiens ont eu. Je pense que pour eux c‘était encore pire, d’autant qu’ils se sont pour la plupart couchés plus tard (nuits sonores, but de la visite pour beaucoup, oblige) !
A refaire, mais pas de suite, faut que je récupère, hier, j‘étais vraiment tout mort. Regardez mes yeux (et j’avais pas bu) !
Aujourd’hui (enfin hier, mardi pour être exact), petit safari photo en pleine ville. Ca m’a plutôt inspiré.
Baladez-vous dans l’album pour voir les autres (ou faites un diaporama, c’est vous qui voyez).
Z’en pensez quoi ?
L’acte un était par là. Si mes photos ne vous plaisent pas, où que vous vous en foutez, ne lisez pas ce billet nombriliste
Alors, qu’en est-il depuis ce billet ? Hé bien, comme je l’ai dit, maitrisant la technique, je m’attache (pas toujours malheureusement) à bosser ma composition, à ne plus cadrer n’importe comment et faire de mon image une copie de mon ressenti face à un lieu, une ambiance ou une personne. Parfois je cherche aussi à mettre en valeur un élément anodin.
Je vais prendre quelques exemples.
Voilà le genre de choses insignifiantes, qui, prises du bon angle, et de la bonne façon, donnent des photos incroyables !
Quand aux compositions travaillées, une de mes photos qui montre le mieux ma progression est je pense celle-ci :
J’ai bien choisi comment j’ai cadré, et à partir de simples ombres sur de l’herbe, l’effet de la photo est immédiat : on dirait des ombres chinoises.
Je peux aussi parler de l‘émotion, du déclenchement au bon moment. Photographier des rapaces, comme je l’ai fait à Courzieu, est un excellent exercice :
Cela permet de déclencher au bon moment et pas tout de suite, d’observer un peu les mouvements du sujet. On arrive alors à capter l’expression que l’on veut. Comme avec cette girafe :
Ensuite, je disais que j’aimais aussi rendre l’ambiance des lieux. Mais j’aime bien y glisser un peu de mon imaginaire. Quand un lieu s’y prête cela peut être magique. Voici un cliché que j’aime beaucoup :
Enfin, en numérique, le post-traitement est important, et en ce domaine, je me suis bien amélioré. Quelques exemples :
J’ai encore beaucoup de chemin, mais je jette de moins en moins de photos, je post-traite de mieux en mieux (et surtout moins souvent, faisant de base de meilleurs choix à la prise de vue) et surtout, beaucoup de mes photos me plaisent, ce qui n‘était pas souvent le cas avant.
Cela dit, je suis assez jaloux de certains clichés de mes compères de Flickr, qui, au bon endroit, au bon moment (la photo, c’est aussi une part de chance), ont le geste sur et font des photos incroyables, comme Baptigrou.
PS : Je pourrai en citer plein d’autres, mais il est tard et je vais aller dormir, donc mes lecteurs flickrites seront assez grand pour se faire de la publicité dans les commentaires
Je compte héberger sur mon propre serveur ma galerie de photos, et ne plus mettre que les plus belles sur Flickr (un service qu’il est super pour mettre et partager ses photos en ligne).
D’une parce que l’upload sur Flickr est horrible dès qu’on a beaucoup de photos (parce que bêtement c’est pas du ftp …), de deux parce que finalement, plus j’ai de photos dessus, plus me revient en tête l‘éventuelle courte pérennité du service …
J’ai téléchargé toutes mes photos via un petit logiciel hier (FlickEdit), et là je les renvoie sur mon hébergement, où zenphoto générera des jolies pages d’albums avec titres et exif à partir d’un simple dossier ou j’uploaderai par FTP.
Et en plus, j’ai découvert un plugin wordpress pour pouvoir afficher/insérer les images de ma galerie propulsée par zenphoto directement, via un petit widget, comme pour les images flickr !
Le must quoi. Du coup Flickr peut tomber, j’m‘en fous.
(Et pour la peine une photo de Poko !)
PS : Attention, je n’abandonne pas Flickr pour autant, surtout avec le côté “Je rencontre plein de photographes qui peuvent m’apprendre plein de trucs”
Non, j’ai pas acheté de télévision, plutôt mourir.
Par contre, on m’a permis d’essayer un téléobjectif avec une gamme de focale sympa : le Sigma 70-300 f/4-5.6 APO ...
Que dire … ça zoome, et du coup, le portrait de girafe à l’autre bout de l’enclos devient possible …
Bon, il n’a pas de stabilisateur, cet objo, et il est pas très lumineux … mais pour de la photo animalière en extérieur en journée, c’est très très bien pour débuter (en hypothétiquant sur un achat futur d’un 70-200 f/2.8… mais vu le prix, c’pas gagné).
... là c’est le drame !
Je tombe sur cette photo sympa, où dans la description le photographe indique “No edit” (pas d‘édition). Déjà, au vu des couleurs, du contraste, je suis plus que douteux. Par chance, les données EXIF sont disponibles, je vais voir …
Et hop, on voit dans ces métadonnées que la photo a été éditée par Picasa (ligne Software) ...
Les gens, la retouche en numérique, c’est normal, arrêtez d’en avoir honte !
Edit : Au final le mec considère que jouer avec les courbes de couleur c’est pas de l‘édition. On aura tout lu :p
Au menu :
(via le journal du geek)
J’ai trouvé cet excellent tutoriel expliquant pas à pas comment lisser un visage en portrait à l’aide de Gimp et du plugin wavelet decompose.
Et parce que le tutoriel ne donne le plugin que pour windows, voici le plugin wavelet decompose pour linux.
Ça s’installe évidemment comme tout scriptfu pour la version linux, et dans le dossier plug-ins dans la version windows de l’outil.
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p>Prenons la photo originale :
Vous voyez ici que la mesure de lumière a été faite sur le crayon, qui du coup est bien exposé, alors que le premier plan est complètement sombre. Cela dit, on voit bien que les détails s’y trouvent, on peut récupérer ça !
Notez bien : lisez tout le tutorial avant de vous lancer dans les manipulations, car il y a une erreur volontairement faite dans le tutoriel pour vous montrer un souci courant.
Tout d’abord, créez une copie de l’image en calque en choisissant Calque > Dupliquer le calque. Vous obtenez ceci dans la fenêtre des calques :
Maintenant, on a donc un calque copie de Fond, notre image de départ. On va se servir de cette copie pour obtenir facilement une sélection assez précise de la zone à éclaircir. On va dans Couleurs, et on choisit Seuil. Cette fenêtre apparait :
Mais qu’est-ce ? C’est simple. Vous voyez ici un histogramme représentant tous les pixels de l’image sur une échelle de luminance (en gros de brillance. A gauche, les pixels sombres (on voit qu’il y en a beaucoup), au milieu les pixels dont la luminance est moyenne, et à droite les pixels très lumineux. Déplaçons le curseur vers la gauche jusqu‘à ce que seul la zone qu’on souhaite éclaircir apparaisse.
Il faut qu’il y ait le moins possible de pixels blancs dans la zone de pixel noire qui va être notre sélection. Ensuite utilisons la baguette magique dans cette zone pour la sélectionner. On obtient ceci :
Voilà, on a notre sélection grossière. On supprime notre cope, pour revenir dans le calque Fond, la sélection est bien encore présente.
Et voilà ! Il ne reste plus qu‘à jouer sur les niveaux (Couleurs > Niveaux) pour ajuster pour cette séléction uniquement !
(Ici j’ai déjà joué en ramenant le seuil de droite vers la gauche.)
On peut aussi inverser la sélection et assombrir l’autre partie, appliquer des filtres uniquement sur la sélection (des flous, des couleurs, des effets …). Voyons dans un premier temps ce que donne un ajustement des niveaux pour la sélection en prenant comme réglage de niveaux ce que j’ai fait plus haut :
Enfin, on va dans Sélection > Aucune pour voir le résultat.
Ouch ! Le résultat serait top mais il y a de gros soucis de différence de luminosité ! Hé oui, au moment de ma sélection (dans le calque réduit à deux couleurs par l’outil de seuil) je n’ai pas nettoyé les pixels blancs que j’avais ! De plus, la sélection sur l’immeuble juste à droite du crayon n‘était pas bonne !
On le voit donc sur l’immeuble juste à droite du crayon, mais aussi en haut de l’immeuble qui se trouve en premier plan, en haut à droite de l’image. Enfin, il y a aussi un soucis dans les fenêtres où il y a un reflet !
La solution est simple.
Il faut en effet, pour que l’effet soit réussi, ben faire attention à ce qui apparait en noir une fois l’outil Seuil appliqué. Dans le calque, une fois qu’on est en deux couleurs, baissons l’opacité du calque dupliqué (pas le Fond), afin, avec la gomme réglée sur la couleur blanche ou noir selon les cas, de bien laisser en noir toute la zone à éclaircir, et en mettant en blanc les zones que l’on ne souhaite pas éclaircir. C’est finalement cette phase la plus longue …
C’est assez long, mais au final on obtient une sélection bien plus intéressante, et le résultat est plus convaincant :
(Plus sympa, non ?)
... parce que les gammes au dessus, c’est trop compliqué :
CC BY-NC-SA sauf les éléments non de moi, qui sont la propriété de leurs auteurs respectifs.