Le blog d’un libriste qui a la niaque !
Ciné
Avatar
16/12/09
Bon, j’ai vu Avatar en avant-première et j’ai pas fait ce billet hier soir en revenant car tout était encore « wow » et « ah ouais » dans ma tête.
Mais allez, je me lance ce matin.
Le scénario est on ne peut plus classique question SF, les humains colonisent une planète pour du minerai super cher que l’or c’est de la merde à côté. Seul problème, au-dessus d’un des gisements y a le village d’un clan d’indigènes qui ne veulent pas être expulsés. Mais le héros va bien sur nouer des liens avec les na’vis et changer de camp et sauver le monde et … Enfin bref, du grand spectacle.
A aucun moment on ne sent de bizarreries dans les passages des scènes filmées avec humains aux scènes purement en images de synthèse. Les mouvements des na’vis sont juste superbes, bluffant de réalisme sur cette planète pandora où la gravité est moindre que sur la Terre.
Avatar, seulement un film d’action avec des effets spéciaux partout ? C’est sans compter sur la réalisation…
Pour moi c’est du jamais vu. On est loin des effets spéciaux à physique déficiente de 2012, où l’incrustation est parfois ratée. Là, tout est nickel, tout est beau, tout est féérique, bien que les animaux soient assez hostiles et que les humains comme les na’vis ne soient pas en haut de la chaîne alimentaire. La faune et la flore ont été, on le sent, l’objet de beaucoup de travail, pour imaginer la spécificité commune aux natifs de Pandora que l’on découvre et qui est, je trouve, une excellente idée (mais pour savoir de quoi je parle allez voir le film). Les scènes d’action sont lisibles, on arrive toujours sans problème à savoir déchiffrer ce qu’on voit, le rythme du film est bon, j’ai pas vu le temps passer…
Je voulais, hier, débrancher mon cerveau, regarder un truc divertissant, et en prendre plein les yeux. Et au final je découvre un univers complet qui se tient, qui est autant que faire se peut crédible, en tout les cas réaliste (si ça peut se dire pour une planète imaginaire dans un film de SF). Du bon, bon, bon.
Des parents irresponsables, mais pas les seuls fautifs !
5/10/09
J’ai été revoir District 9 avec un ami hier, cette fois en VF (malheureusement pas VO comme l’autre fois).
Ce film, comme je l’ai déjà dit, est cru, assez intense, et … y a eu des parents avec leurs enfants dans la salle ! Ça m’a choqué, et j’ai glissé à l’ami que j’amenais « Tu vas voir ça va crier, et sortir ».
Bien sur, au premier bras arraché, cris des enfants, le papa affolé s’excuse et sort avec ces gamins. Je me suis alors dit « Pourtant ça doit être indiqué sur l’affiche que c’est interdit aux moins de X ans »… Vérification faite : aucune mention ! Je me dis alors que c’est bizarre, qu’il y a bien une autorité mettant ce genre de mentions sur les films, pourtant !
Et bien jusqu’à présent, rien vu. Et je me suis rendu compte que si à la télévision ces mentions étaient vite appliquées, voir excessivement, c’était l’inverse au cinéma où ces mentions interviennent rarement, autant sur les sites de cinéma que sur les affiches ou les bandes-annonces ou même encore dans les cinémas …
Donc bien que les parents soient fautifs (même sans mention, la bande-annonce étaient assez claire sur le fait que c’était un film assez action – donc pas trop conseillé pour des enfants de moins de 12 ans), pourquoi aucune mention d’avertissement sur l’affiche officielle ? Dans les cinémas ?
District 9
20/09/09
Synopsis
Il y a vingt ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre…Ces visiteurs d’au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire…Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n’a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d’énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu’à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l’ADN extraterrestre. La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s’occuper de leur transfert. Nous suivons l’un de ces agents, Wikus van der Merwe. Mais cela va mal se passer.
Mon avis
J’ai hésité à aller le voir, car la bande-annonce faisait très film classique de SF avec de l’action en trop grande quantité sans scénario. Bref, je sentais au vu de la b-a que c’était un film spécial, mais je n’imaginais pas à quel point … Les commentaires pourris d’allociné (en nombre dès qu’un film est fait de manière non classique) achevèrent de me convaincre d’aller le voir et j’y ai invité une amie.
D’abord, il faut savoir que ce film est assez gore, car cru, je l’interdirais personnellement aux moins de 16 ans. La mise en scène est façon « documentaire/reportage de guerre », et rien n’est caché. L’amie en question, lors d’une longue séquence, a eu un peu de mal à supporter l’image. Mais revenons au début de la séance.
Les premières minutes sont perturbantes : tout est fait comme un reportage sur des évènements déjà passés. Le synopsis au dessus n’a rien d’original et pourtant le réel aspect documentaire, les témoignages de quartier, le ghetto où les aliens sont regroupés… Les premières minutes sont dures, le style est particulier. Des gens quittent la salle. Ils ne savent pas ce que leur fermeture d’esprit leur a fait manquer. Moi je me disais intérieurement : « C’est quitte ou double, là, le film va être pourri ou génial ». Ca a vite oscillé vers Génial.
En effet, lorsque l’intrigue qui fait le film démarre, on oscille entre scènes type documentaire et scènes « hors reportages » qui suivent l’agent Merwe. C’est à ce moment qu’on ne décolle plus. Que le réalisateur mélange sans qu’on y fasse plus gaffe « reportages » et suivi du personnal principal. On est totalement immergé, tout fait vrai, du comportement honteux des humains (la monnaie d’échange avec les aliens est vendu très chère alors qu’elle ne vaut rien, je vous laisse la surprise de la découverte), aux intérêts militaires qui finissent par servir d’excuses pour couvrir un probable xénocide à venir …
Le retournement de situation pour le personnage principal sonne la charge. Le rythme s’accélère, les scènes gores aussi (c’est par là, le moment où mon amie a eu du mal à supporter les faits montrés), puis l’action qui augmente, jusqu’au final … qui annonce une potentielle suite, qui devrait s’appeler District 10, du nom du nouveau camp où sont envoyés et cantonnés les aliens. Et de plus, ce synopsis uchronique (les aliens se sont échoués à Johannesbourg au début des années 90) ferait un super univers de jeu de rôle ..
Bref, si vous avez des tripes, que le gore ne vous effraie pas : allez le voir !
PS : Au vu de la B-A doublée en français, la VF a l’air complètement à côté. Comme d’hab. Préférez la VO.
PS 2 : Pour info, y a qu’un autre film qui m’a plu autant que District 9 cette année pour l’instant, et c’était Dark Knight.
PS 3 : Ce film a coûté 30M de dollars, là ou Godzilla en son temps avait coûté plus de 125M et Harry Potter 4 plus de 200M. Sans oublier Cloverfield, qui avait coûté 3M de plus (33M) alors qu’on a que 40 minutes avec SFX. Dans District 9 c’est bien plus présent.
Soirée Ciné en retard (merci le DVD)
3/09/09
En 2008 sortait Blindness.
Scénario
Un jour, sans que personne ne sache pourquoi, une épidémie de cécité se déclenche. Mais au lieu de voir noir, les personnes infectées ne voit que du blanc, de la lumière. Aucun traumatisme repéré, et pourtant l’épidémie qui se répand est bien réelle. Ne pouvant expliquer le phénomène, les différents gouvernements décident d’isoler les malades. Mais le mal ne semble pas être bloqué par les masques, les combinaisons antivirales, et pourtant …
Au milieu de tout ça, la femme d’un ophtalmo continue à voir, mais le cache pour rester avec son mari. Et croyez-le, c’est elle qui aura le plus à subir, car elle, elle voit…
Mon avis
Superbe. A part Julianne Moore (vue dans un des films « Silence des agneaux », dans le 2ème Jurassic Park, qui joue ici la seule personne qui voit) et Danny Glover (qui joue l’un des malades), personne de connu, et pourtant … Film franco-canado-japonais (si ça se dit), ce n’est pas du tout un film à grand budget, le réalisateur m’était inconnu… Et pourtant il y a des scènes fortes, dures, voir choquante, et à aucun moment on ne s’ennuie, car comme l’héroïne, on voit ce que des aveugles livrés à eux mêmes font, et ce n’est pas du tout blanc.
Un film fort, et quand je lis les commentaires sur allociné de gens qui n’ont pas vu le film (ce qui est à 99% le cas sur ce site), je me marre : l’un des commentaires dit que ce film n’a rien de plus cinématographique que « Super Blonde ». Et oui.
Bref, si vous avez l’occasion de le voir, faites-le, ce sont 2 heures bien remplies qui vous attendent.
Et pour les gens intéressés, voici le lien vers la bande-annonce de Blindness.
Films vus récemment : Public Enemies, Là Haut et Inglorious Basterds.
2/09/09
Public Enemies
Commençons par ce film de gangster inspiré d’une histoire vraie déjà retranscrie dans un bouquin.
Le scénario, comme le jeu des acteurs (Christian Bale, Johnny Depp surtout, et Marion Cottilard dont le jeu est finalement pas décalé contrairement à ce que je pensais mais pas incroyable non plus) sont accrocheur, on est vite dans l’ambiance. Ce qui pèche dans ce film pour moi, c’est le côté « de l’intérieur » des scènes de gunfight. On a pas l’impression de regarder le film mais de voir un docu du tournage en live mais avec le montage final : caméra trop dynamique pour qu’on suive l’action par moment, cela donne une sensation bizarre, puisque ça fait making of comme crédible et on se demande finalement si c’était la meilleure manière de tourner ces scènes.
En dehors de ça, le film est bien mais sans plus. Aucune réplique cinglante, aucune scène spécialement mémorable. On entre pas vraiment dans l’ambiance gangster de l’époque, et je trouve ça un peu dommage.
A voir si vous êtes fans de films de gangsters, sinon attendez le DVD.
Là Haut
Pixar remet le couvert. Wall-E était une tuerie technique, mais le scénar pouvait sembler simpliste, semblant juste être un prétexte aux belles images qu’on voit. Peu de choses pour l’adulte qui regarde le film, Wall-E s’intéressait seulement au grand enfant en chacun de nous.
Pour Là Haut, c’est totalement différent.
On commence par voir depuis l’enfance la vie de Carl Frederiksen, fan d’un grand explorateur parti il y a longtemps aux chutes du paradis en Amérique du Sud, pour y ramener un animal particulier, un oiseau très grand.
Mais pendant le résumé de sa vie, pour arriver à l’âge de 78 ans, on voit que Carl n’a pas eu que de la chance. Sa femme ne pouvait pas avoir d’enfants, et elle n’est plus là. Et alors que leur rêve d’enfant était de partir aux chutes du paradis, ils ne l’ont jamais fait.
Et alors qu’on menace de détruire la maison de leur couple, Carl décide de partir, avec sa maison, et de l’amener aux chutes du paradis. Il n’avait pas prévu qu’un boy-scout du prénom de Russell aurait été embarqué avec lui.
Ça peut sembler classique, mais il est rare dans un dessin animé quel qu’il soit adressé aux enfants de voir des sujets tels la stérilité et la mort de l’être aimé, puis la solitude, abordé comme cela.
Bien sur, étant adressé aux enfants, il y a de nombreuses scènes incroyables, des moments très drôles, des répliques cultes, on est bien dans une réalisation Pixar. On vit une belle aventure aux côtés de l’improbable duo Russell/Carl.
A voir absolument, c’est une superbe réalisation. Pixar, continuez, vous faites que du bon !
Inglorious Basterds
Ou le meilleur pour la fin. C’est un film de Tarantino. Ca traite de nazis, de juifs américains dont le but est de ramener 100 scalps nazis chacun à la maison. C’est tourné en 3 langues (anglais/français/allemand) ce qui va ravir les sociétés de soustitrage (hihi).
Des scènes monumentales, une fin innénarrable, en plus d’être grandiose, des libertés avec l’histoire, Diane Kruger et Brad Pitt dans la même scène, l’accent du Tennessee que prend Brad (qui est vraiment incroyable au passage). On sent la maitrise de Tarantino dès la première scène (qui commence entièrement en français). Une scène, quasi entièrement en allemand, dans une taverne de la petite ville de Nadine, est incroyable car dans d’autres films, les réalisateurs ne se servent de ce genre de scène que pour que les « gentils » se fassent capturer ou autre et dure 5 minutes. Là, ça dure bien plus longtemps, c’est crédible, et c’est que du bonheur tellement on est anxieux de savoir si les basterds vont se trahir ou pas.
Et quand on voit des acteurs et actrices français (Mélanie Laurent, par exemple) dirigés par Tarantino, on voit qu’en fait le problème des films français, c’est pas les acteurs …
A voir absolument si le côté gore de certaines scènes (Tarantino, quoi) vous est supportable. Un vrai chef-d’oeuvre.
Harry Potter 6 et les feux de l’amour.
17/07/09
Très très très déçu par ce film. La raison en est simple : le film reprend 60 pages de l’intrigue (en gros, hein), et toutes les pages concernant les histoires d’amour entre les personnages (soyons larges, 60 pages). Ce qui fait un total de 120 pages.
Le problème c’est que le livre il en fait 700 passé. Je crois que j’ai pas besoin d’en dire plus, tellement ils ont zappé de choses sérieuses pour insister sur les amourettes à deux balles (assez bien jouées par les ados d’acteurs) ce qui fait rire, souvent, mais c’est pas ce que j’espérais voir de ce Harry Potter plutôt super sombre au niveau des bouquins (juste le 7 qui est pire).
Là c’est du charclage, z’ont amputé les deux bras, les jambes et la langue du personnage imaginaire représentant le livre. Et alors que dans les livres la manière dont les évènements se déroulent sont moins enfantins voir carrément adulte dès le 3ème livre, dans les films les différents réalisateurs ont tous insisté sur les choses enfantines, faisant de cette saga prévue pour grandir avec son public une saga pour enfant dépourvue de toute la richesse de l’univers dont on profite dans les livres.
Et comme la force de Rowling c’est son univers, et pas sa manière d’écrire (qui n’a rien de transcendante), les films enlèvent toute la saveur des petits détails de son univers. Dans les 5 précédents y avait pas mal de coupes, mais l’esprit général était gardé. Là c’est du grand n’importe quoi.
Bref, si vous aimez Harry Potter, lisez les bouquins. Perso, j’sais pas trop si je vais aller voir les films restants (oui, *les*, car ils comptent couper le 7ème livre en deux films, et oui, c’est pour celui-là qu’ils auraient du le faire).
Star Trek cru 2009, plutôt bon !
19/05/09
Et pourtant, c’était pas gagné.
De base, Star Trek, j’accroche pas au côté kitch de la série originale, le côté gnangnan de l’univers (plus de racisme y compris envers les espèces extra-terrestres), des méchants caricaturaux, des elfes qui s’appellent vulcains …
Et puis avec le nombre de trucs qu’il y a dans ce truc, par où commencer ?
Et là, un film de J.J. Abrams (Lost, Cloverfield, ça vous parle, non ?), qui traite de Star Trek, et qui en plus en fait un reboot, à savoir repart depuis le début (en fait non, mais je ne spoilerai pas).
L’histoire
Ben, des méchants ont tué le papa de Kirk, et Kirk, lui, il est pas à Starfleet, qu’il rejoint finalement par défi, et rencontre des mecs et des filles bizarres : Spock, McCoy, Hulu, un mec russe, une fille black mignonne, et une blonde mignonne (mais à la peau verte).
C’est léger, mais on est dans du space opéra grand spectacle, hein.
Réalisation
Alors là… réussir à garder le côté kitch, tout en mettant tout ça au goût du jour, avec des scènes de combat spatial démentielles et des acteurs étonnants (Zachary Quinto, le Sylar de Heroes, en Spock, fallait oser, et finalement il s’en tire très bien), des bastons (sur le sol ou similaire) lisibles (pas comme dans Wolverine) et surtout des explosions de partout sans faire « images de synthèse », c’est du bon boulot J.J. !
A voir/ne pas voir si…
A voir si :
- Vous êtes fan de la série originale.
- Vous adorez Zachary Quinto.
- Vous adorez les combats spatiaux.
- Une fille à peau verte en petite tenue ne vous fait pas faire un infarctus.
- Vous cherchez du grand spectacle divertissant et léger.
A éviter si :
- Vous vous attendez à un scénario incroyablement philosophique et complexe, à plusieurs niveaux de lecture.
- Vous vous attendez à une copie conforme de la série.
- Le réalisme vous obsède.
- Vous aimez les films lents et les jeux d’acteurs mous.
Conclusion
Ca pulse, ça bouge, ça vit, ça référence, ça change, ça combat, l’espace est superbe !
2012, fin du monde powa ?
2/05/09
Je débarque mais je viens de voir le teaser du film 2012.
On passera sur le manque d’inspiration d’Emmerick qui en dehors de gros effets spéciaux dans des décors bien filmé a du mal dès qu’il y a des humains sur l’écran (généralement c’est creux, pas crédible et sans saveur). On est loin de l’époque d’independance day ou Godzilla (au moins, même s’ils ont mal vieillis, ces films là étaient drôles), et le réalisateur semble-t-il s’essoufle.
Concentrons-nous sur le teaser, super provoc, où l’on voit un monastère tibétain, sur le toit du monde vraisemblablement, se fait raser par une sorte de Tsunami. Bien sur, on peut supposer que si un Tsunami se produit dans l’Himalaya, les gens qui sont 8 kilomètres en dessous n’ont aucune chance. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Déjà, un tsunami qui va jusqu’à l’himalaya ? Et pourquoi 2012 ? Le texte entre les plans n’est guère rassurant : « Que feraient les gouvernements pour préparer plus de 6 milliards d’individus à la fin du monde ? Ils ne feraient rien ».
Bref, après recherche sur google, tout ça part d’une bonne grosse intox (hoax quoi), comme quoi, en 2012, ça serait la fin du monde parce que dans le calendrier maya on entame un nouveau cycle (un peu un équivalent à changer de millénaire dans notre calendrier). Et c’est tout ? Hé bien oui. Parce que les autres raisons ne causeront pas la fin du monde, au pire des coupures de courant (à cause de grosses éruptions solaires) mais cycliques, et y en a déjà eu, et ça a tué personne.
Bref, ça y est, les speechs des sectes New Age et autres fanatiques de la fin du monde atteignent les cinéastes. Finalement, elle est peut-être déjà là, la fin du monde.
Xmen Origins : Wolferine.
2/05/09
Bon, comme j’ai été méga déçu en tant que fan des comics originaux où l’enfance de Wolfie était bien détaillée, et que là c’est juste le prétexte à un énième film d’action de mutant, ça va être court.
L’histoire
Bon, ben, c’est vite vu, on va juste aborder l’enfance de Logan, aka Wolferine, le projet Weapon X, et on va en profiter pour mettre plein de super héros pas connus du grand public pour raconter une histoire sympa, avec plein de bouts qu’étaient pas dans les comics, mais qu’en film ca rend bien (et ajouter une bonnasse, d’ailleurs, parce que sinon c’est fade).
Mon avis
Ajouter Gambit, c’était bien vu. J’adore ce personnage. Hugh Jackman joue bien, mais colle malheureusement trop vite au personnage qu’il est en réalité bien plus tard (son caractère aigri venant de sa perte de mémoire qu’on voit bien sur à la fin, donc pourquoi agir tel quel avant…). Mais foutre le Blob (en plus de ça pas très très bien fait :/), quel intérêt ?
Et puis les combats. Oh mon dieu comment c’est mal fait ! A vouloir donner des combats d’animaux, on tombe dans le grotesque infaisable sans cables de suspension et surtout on est incapable de suivre l’action, on voit le résultat que quand ça ralentit sur le « vol traverseur de murs » d’un des combattants, ou les arrêts bla-bla. Sisi je vous jure on en est à ça. A tel point qu’on se demande si c’est pas un autre gars qu’a chorégraphié et dirigé le combat final, qui lui à l’inverse est parfaitement lisible et très bien pensé.
Mais c’est pas une scène de fin et une belle scène avec Gambit qui vont sauver ce film à mes yeux. Un bon budget, de bons acteurs, mais un réalisateur pas inspiré. Déçu.
Les 3 royaumes
14/04/09
Alors, d’abord, on va resituer les choses.
J’ai pu lire sur le net, par exemple dans les commentaires sur allociné, des choses horribles :
- « C’est une super adaptation de dynasty warriors le jeu vidéo, il est trop bien »
- « Belle adaptation du roman, bien qu’on s’ennuie un peu entre les scènes de batailles, et qu’il y a trop de persos on sait plus qui est qui z’ont tous les mêmes têtes »
Nan mais les gens savent pas que y a vraiment eu une époque avec trois royaumes (Han/Wei, Wu, Chu), que la bataille de la Falaise Rouge retracée dans ce film a vraiment eu lieu ? Que les personnages du film (qui sont les personnages que l’on peut incarner dans Dynasty Warriors) sont de vrais héros ayant existé ?
La connerie humaine de nos jours n’a pas de limites, c’est encore une preuve à ajouter au gros tas monstrueux de preuves déjà faites. Bon, et ce film, alors ?
Un film qu’il est bien, mais c’est un film de john woo !
Ben ouais, John Woo qui fait ce qu’on appelait autrefois un peplum (mais ça a une mauvaise connotation de nos jours, du coup on dit film historique), c’est pas mal ! C’est même plutôt top !
Les combats (nombreux), les acteurs (splendides dans leurs personnages), les effets spéciaux (trop présents à mon gout, notamment pour les volées de flèches mais bon …), tout est réussi. De plus, il n’y a pas de trames romanesques (ce qui se passe entre Zhou Yu et Xiao Qiao n’est pas inventé, même si l’histoire est plutôt floue à ce sujet, et le film ne s’y attarde pas spécialement plus que nécessaire …) et on est vraiment dans le contexte de guerre de l’époque, avec des moyens équivalents à ce que les européens n’auront que bien plus tard (les chinois n’avaient pas encore la poudre, qui a été inventée aux environs de l’an 600, mais avaient déjà beaucoup l’usage du souffre pour créer des explosifs, utilisent de la cavalerie, et ont des flottes d’attaques, car les fleuves sont un bon moyen d’attaquer les grosses places fortes).
Des petits détails pas réels en rapport à l’histoire …
Quand à ce qui exagéré ou non réaliste, on notera les exploits martiaux des héros, et le fait que la Falaise Rouge porte ce nom au début du film, alors que l’histoire veut qu’elle ait prit ce nom par Zhou Yu, après la victoire, ce dernier ayant peint les idéogrammes correspondant en rouge, à l’endroit où la fin du combat a eu lieu. Mais tout ceci est du détail, on en prend plein les yeux, on voit un bout du climax de l’époque, et on s’ennuie pas (contrairement aux peplum :D).
N.B. : Certaines idées du film diffèrent de ce qui peut être décrit dans le roman historique « Histoire des 3 royaumes », mais c’est tellement modifié que cela ne peut qu’être volontaire. Et cela amène un côté épique bienvenue dans ce genre de film.
Conclusion
Seul réel bémol selon moi : apparamment, ce film est en fait en deux parties. Et plutôt que de faire deux films de deux heures, avec les interludes plus calmes entre les batailles, ce que l’on pourra surement avoir dans les dvd, on a ici qu’un mix des deux films sur 2h30. Et à certains moments il est visible que des parties sont occultés et cela dessert un peu le montage. Mais dans ce cas aussi, c’est du pinaillage.
Bref, vous aimez les films de john woo, ou les combats spectaculaires et sanglants, allez le voir. Pour ceux d’abord intéressés par les histoires d’amour entre un chinois et une chinoise, je suis pas sur que ce soit un film pour vous, parce que ça tranche et ça s’entretue souvent :D
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