Et spécialement quand on est graphiste !

Ce sont deux métiers bien différents, comme le rappelle la lène, soumis à des contraintes différentes.

Un des sites sur lequel j’ai bossé récemment (intégration plus mini cms multilingue) a un design surement très joli dans illustrator, mais le rendu web est à mon avis pas terrible, bien qu’il colle exactement à ce que le graphiste a pondu.

Exemple de choses qui m’ont emmerdé ? Le menu horizontal à 6 éléments, dont aucun n’a la même largeur que les autres. Le bruit au niveau CSS pour styler tout ça est, disons, important. Je peux évoquer aussi le contenu, qui tantôt est en deux colonnes, tantôt en trois ou en cinq, ou alors tout d’un bloc. Et le site n’a que 7 pages pour l’instant.

J’oublie le menu potentiellement déroulant au dernier moment, les changements de design sur les versions successives de leur graphiste. Souvent des petits détails « qui sont faciles à changer surement en html » et qui bien sur sont une horreur, comme le changement de taille de quasiment toutes les polices, parfois changées elle aussi, d’un paragraphe à l’autre. Oui oui vous lisez bien.

Je vous ferais grâce des X changements de texte pourtant déclaré comme « définitif » et du changement des images du site elles aussi « définitives » pourtant …

Bref, vous êtes graphistes et pas webdesigner ? Alors renseignez-vous sur les contraintes liées au Web, plutôt que de pondre un truc très joli mais pas du tout adapté au web. Ou alors abstenez-vous !

Ruelle sombre

(Une ruelle aussi sombre que le tunnel où j’étais pendant le projet dont je parle dans le billet)