Le blog d’un libriste qui a la niaque !
Conséquences climatiques …
La neige tombait comme si une divinité froide voulait recouvrir le monde de blanc. Le vent était aussi de la partie, et depuis quelques jours c’était la tempête, et les rafales balayaient les passants, aidant le froid à passer les épaisseurs de vêtements, futiles face à dame Nature et sa volonté implacable. Ce temps n’était d’ailleurs pas « normal », depuis quelques mois tout se détraquait. Et ça ne se limitait pas à la météo : tout foutait le camp.
Pour ma part, mon gros anorak, ma cagoule et mes lunettes, ainsi que mes chaussettes de ski qui montaient jusqu’à mes genoux, tout cela me protégeait assez bien. Je n’aurais pas dit non à un bon feu, et j’étais encore loin de chez moi. Les bus ne circulaient plus, les tramway de même. Seul le métro fonctionnait encore, mais rencontrer la cohue liées à l’abscence des deux autres modes de transport me terrifiait.
Je devais me rendre au parc de la tête d’Or, depuis Gerland, et comme je n’avais pas d’autres choix, je marchais. Chose très peu agréable quand le ciel menace de vous tomber sur la tête, et l’heure qu’il me fallut pour y arriver me parut durer une éternité. J’espérais que mon rendez-vous n’allait pas être énervé à cause de mon retard. Je devais en effet retrouver Lucie vers midi, et je savais qu’il devait être au moins 13h. C’est qu’en plus, ça s’énerve vite, les femmes.
Et ce fut effectivement une boule de nerf qui m’accueillit.
« Mais où tu étais passé bordel ? T’es en retard ! », cria-t-elle pour se faire entendre malgré le vent.
Je lui fis signe de me suivre, et nous nous dirigeâmes vers le passage sous le lac pour atteindre l’île du souvenir, sachant que le vent couvrirait moins nos mots là bas. Enfin, surtout, j’avais un mal de gorge horrible et crier était bien la dernière chose que je voulais faire. Une fois arrivés, alors que je l’eus précédé, elle reposa sa question.
« Bon, tu vas finir par dire un truc ? »
« Ouais ouais, salut, moi aussi je vais bien. » répondis-je sur un ton moqueur.
La baffe qui suivit était prévisible, et je l’évitai, car malgré sa taille fine, ses courbes élancées, son joli minois et ses magnifiques yeux verts, elle était capable de m’arracher la tête. Au propre comme au figuré.
« Tu sais que je t’adore quand tu t’énerves ? Tu deviens toute rouge et je te trouve charmante. », continuai-je. « On dirait ma soeur. »
Elle vira au rouge, mais se retint et attendit mes explications.
« Bon, c’est simple, les autorités disent de ne pas s’inquiéter, que ce mauvais temps ne durera pas, mais une tempête de neige de plusieurs jours en été ne les inquiète pas plus que ça. Les pillages commencent, bien que la police intervienne aussi souvent qu’elle peut. Autrement, ils nous disent de rester chez nous, et de patienter. »
« Hein ? Et c’est tout ? », s’écria-t-elle, abasourdie.
« A peu près. Ce climat pourri ne semble pas toucher le sud de l’Afrique, encore. On pourrait y aller. ».
Je sortis deux billets d’avion pour Le cap, capitale de l’afrique du sud.
« Qu’est-ce que t’en dis ? On reste ici sachant que ça va être le bordel, où on tente de se casser ailleurs voir si l’herbe est encore visible ? »
Je prononçais ces derniers mots en regardant hors du passage. Le paysage étant recouvert d’une épaisse couche de neige, une bonne trentaine de centimètres. C’était le cas dans la quasi totalité de l’Europe, des Etats Unis, de la Chine (où les morts étaient déjà millions …), et seul l’hémisphère sud semblait épargné.
« Pourquoi pas. Ça peut pas être pire qu’ici. », me dit-elle à l’oreille.
Elle m’attrapa et me tira vers la sortie côté cité internationale. Nous nous dirigeâmes vers la gare, prîmes le bus, et une fois à l’aéroport, une heure plus tard, on partait. Les avions classiques ne partaient plus, mais des avions spéciaux de l’armée, utilisés en antarctique pour ravitailler les stations de recherche.
C’est alors que j’assistais, quand nous atteignîmes le continent africain, en regardant la nuée blanche par le hublot, à un spectacle plutôt inhabituel. Une énorme masse d’avions semblables au nôtre étaient visibles au loin. Nous étions loin d’être les seuls à venir nous réfugier ici …
about 1 year ago
il y’a un petit souci dans ton histoire: au début, tu précises que les bus ne roulent plus du fait des intempéries, et vers la fin, les personnages prennent le bus ;)
Continues comme ça ceci dit, c’est plutôt agréable à lire.
about 1 year ago
Effectivement, grave étourderie ;p
Je me suis relu surtout au niveau des fautes, et ça a été écrit comme ça, au feeling.
Je m’essaie juste à de petites choses, simplement :p