30 janvier 2008

La gendarmerie entièrement sous GNU/Linux d’ici 2013.

En effet, on l’a appris il y a quelques temps, personnellement c’est via le standblog (merci tristran).

Je trouve ça intéressant de voir que de plus en plus de services publics migrent leurs parcs sous GNU/Linux. On apprend grâce à la photo que tristran publie que les serveurs sont déjà sous Debian et que la distribution choisie pour les postes client est Ubuntu. Soit environ 70 000 postes !

Pourquoi le choix de GNU/Linux ? Je pense que c’est tout d’abord pour la sécurité. Pour l’armée (la gendarmerie est une division de l’armée), maitriser son outil informatique pour être sur que personne ne peut accéder à leurs données est primordial. Or, avec un système propriétaire, comment garantir que la société à qui appartient le logiciel ne s’est pas créé une petite porte secrète pour accéder à leur données ? Le source ouvert est donc indispensable. Cela permet en plus à l’armée de développer des modules spécifiques pour leurs réseaux informatiques sur des bases solides éprouvées par plus de 30 ans d’existence et d’utilisation.

J’espère qu’il y aura encore d’autres services publics qui suivront, car ça fait plaisir de voir ça alors qu’EDF et les pompiers de Paris, par exemple, vont surement migrer sur Vista (en étant sur Windows aujourd’hui).

29 janvier 2008

Ogmrip

Si comme moi vous avez la flemme de sortir les dvds de leur boite, et que vous encodez les films que vous regardez souvent, voici un petit utilitaire sympa : ogmrip.

Pour l’installer, rien de plus simple. Sous ubuntu, il vous suffira d’aller voir sur getdeb, rubrique Vidéo, et pour debian, le paquet est présent dans le dépôt debian-multimedia dont je parlais dans mon billet précédent.

Simple, clair, sans prise de tête, et surtout fonctionne !

29 janvier 2008

Et un billet à troll, un …

Depuis quelques mois, je suis déçu de la stabilité de mes logiciels sous ubuntu. Si tout est reconnu et marche bien, je sens qu’avec le temps et les choses ajoutées, mon système ralentit.

J’ai dans le doute refais une installation neuve (je me traine sur mon fixe la même ubuntu depuis breezy, updatée à chaque fois, et à côté de laquelle je testais d’autres distributions …), mais rien n’y fait. La distribution Ubuntu est certainement la meilleure pour que le grand public découvre GNU/Linux (même si Fedora n’est pas loin). Je me suis décidé à essayer Debian en sid (version non stable), certains m’ayant conseillé de tenter, pour voir. Je me suis lancé sans conviction sur l’installation d’une debian 4.0 sid sur mon laptop dell hier midi.

Et bien croyez le ou non, mais tout marche entièrement librement ! Wifi, bluetooth, etc … alors que sous ubuntu ou Fedora je devais me battre et utiliser ndiswrapper pour le wifi, le pilote libre refusant de marcher. Je sais bien que c’est subjectif, que chez d’autres cela marche surement beaucoup mieux sur ubuntu ou fedora que sous debian, mais dans mon cas je trouve ça appréciable. Bon à côté de ça j’ai eu des soucis d’hibernation, mais c’est du à une connerie de réglages que j’ai faite, cela marchait très bien de base en ajoutant juste resume2=/dev/sda2 (ou ce qui correspond à votre partition /) dans le menu.lst de Grub.

Mais il y a sur la debian des choses qui m’attirent (certaines étant je l’avoue liées au fait que je sois en sid : epiphany-webkit dispo dans les dépots (et fonctionnel entièrement, pas comme quand je l’avais compilé à la main sous ubuntu), le wifi libre (et surtout le fait que cela marche beaucoup mieux qu’avec ndiswrapper …), la légèreté (pas de choses inutiles installées par défaut et qu’il faut enlever)…

Ensuite, les dépots debian-multimedia. Ce projet est très bien, les paquets sont propres et la sélection de logiciels qui y est maintenue est appréciable.

La seule différence entre Ubuntu et Debian étant bien sur que sur debian, si on ne veut pas d’un choix préétabli de logiciels installés, on peut partir du système de base avec apt et basta (ce que j’ai fait). Il faut alors installer tous les paquets contenant les logiciels dont vous avez besoin (par exemple gnome, hibernate, pidgin, acpid …), mais ce n’est pas difficile dès lors que l’on a un peu d’expérience dans le monde de GNU/Linux. Car je le répète, c’est Ubuntu (ou Fedora) qui est à recommander pour un débutant, pas debian, même si une fois installée elle est tout aussi facile d’emploi qu’une ubuntu/fedora/cequevousvoulez.

Bref, je ne sais pas si je ne passerais pas le fixe sur debian également, histoire d’avoir du 99% libre sur celui là (pilotes nvidia …).

21 janvier 2008

Participez au monde libre, aidez à la traduction d’ubuntu version 8.04 !

La prochaine Ubuntu (Hardy Heron, 8.04) ne sort qu’en Avril, mais on peut d’ores et déjà commencer à aider à la traduction en français (et dans n’importe quelle langue, celle qui vous plait).

Pour cela :

  • Créez un compte sur le Launchpad.
  • Dans la catégorie du site correspondant à Ubuntu, demandez à faire partie de l’équipe de traduction francophone.
  • Une fois validé, ça y est, commencez à traduire !

Quelques règles pour mieux traduire :

  • Si une traduction a déjà été faite pour une phrase semblable, gardez le même mot (exemple : sauvegarder à deux endroits différents et non pas enregistrer d’un côté et sauver de l’autre).
  • Ne proposez une traduction que si vous êtes sur de vous (cela permet de gagner du temps dans les validations de traductions.
  • Utilisez l’appli dans la version anglophone, pour avoir le sens de la phrase (c’est optionnel, mais ça permet souvent des traductions de meilleure qualité).

Enfin il ne vous faut qu’un navigateur et du temps (peu ou beaucoup en fonction de la quantité que vous souhaitez traduire). Lancez-vous !

11 janvier 2008

KDE 4 sous gutsy …

Tout est expliqué là : Installer KDE 4 sur (k/x)ubuntu gutsy

26 décembre 2007

Epiphany et WebKit.

Comme vous le savez peut-être, la prochaine version d’Epiphany, le navigateur soutenu par le projet GNOME, ne sera plus dépendante de Gecko, car ses développeurs ont décidé de ne plus utiliser ce moteur de rendu HTML, pour lui préférer Webkit, le moteur derrière Konqueror et Safari. On peut d’ors et déjà essayer epiphany avec ce moteur. Mais c’est assez long. Trèèès long même. En effet, on part des sources SVN (dernières versions) qu’on récupère, et qu’on compile. C’est parti.

Tout d’abord, récupérons Webkit. On en profite pour installer subversion et les dépendances nécessaires à la compilation de Webkit.

sudo apt-get install subversion build-essential libicu-dev libxslt-dev libcurl4-openssl-dev libsqlite3-dev libjpeg62-dev libpng12-dev gperf bison flex libqt4-dev libgtk2.0-dev

svn checkout http://svn.webkit.org/repository/webkit/trunk WebKit

La récupération des sources prend un certain temps. Chantonnez, prenez une douche, ou mangez un peu, bref, occupez-vous. Une fois que c’est fini

cd WebKit
export PREFIX=/usr/local
./WebKitTools/Scripts/build-webkit –qmakearg=WEBKIT_INC_DIR=$PREFIX/include/WebKit –qmakearg=WEBKIT_LIB_DIR=$PREFIX/lib –gtk –qmake=qmake-qt4

Là aussi c’est long. Lorsque que c’est fini, vous pouvez vérifier que c’est bien compilé ainsi :

cd WebKitBuild/Release/
sudo make install
cd ..
WebKitTools/Scripts/run-launcher –gtk

Ensuite allez dans WebKitBuild/Release/lib/pkgconfig. Copiez le fichier qui s’y trouve dans /usr/lib/pkgconfig.

cd WebKitBuild/Release/lib/pkgconfig
sudo cp WebKitGtk.pc /usr/lib/pkgconfig/

Ceci était la première étape. Vous devriez avoir un navigateur basique utilisant GTK, et webkit comme moteur de rendu. Il faut maintenant récupérer les sources d’Epiphany par svn mais d’abord, installons les dépendances d’Epiphany.

sudo apt-get install libgnome2-dev libgnomeui-dev libgnome-desktop-dev libdbus-glib-1-dev gnome-common libgtk2.0-doc gtk-doc-tools gnome-doc-utils automake

Ensuite, les sources elles mêmes doivent être récupérées par subversion (svn).

svn checkout http://svn.gnome.org/svn/epiphany/trunk/ epiphany

Une fois les sources récupérées, on copie le fichier de WebKitGtk sous le nom de WebKitGdk dans /usr/lib/pkgconfig et on lance la compilation d’Epiphany.

sudo cp /usr/lib/pkgconfig/WebKitGtk.pc /usr/lib/pkgconfig/WebKitGdk.pc
./autogen.sh –with-engine=webkit
make
sudo make install

Si tout s’est bien passé, vous disposez d’une version d’epiphany utilisant WebKit en moteur de rendu. Bien sur, tout ne marche pas encore superbement bien, ce n’est pas encore 100% fonctionnel mais pas mal de choses fonctionnent. Et je vous invite à refaire la manip disons … chaque semaine. En effet, vous avez déjà les sources svn, donc une update chaque semaine ne sera pas trop longue.

Enjoy et bon tests !

(Cet article est une reprise de l’article suivant en anglais. Je n’ai fait que franciser. Des erreurs peuvent y être, je corrigerai au fur et à mesure.)

26 décembre 2007

Firefox 3 sous ubuntu …

Il y a depuis quelques semaines une solution simple pour l’essayer (en attendant la finale).

Ouvrez Synaptic, le gestionnaire de paquets, puis vérifiez dans les options de dépôts que les dépôts universe sont bien actifs.

Recherchez Firefox. Incroyable, des paquets firefox 3 sont disponibles !

Pour les flemmards :

sudo apt-get install firefox-3.0

Vous pouvez avec cette méthode garder la version 2 en parallèle. Vous pouvez aussi installer, si vous êtes sous gnome, le paquet firefox-3.0-gnome-support qui inclut le support de gnome.

Bonne journée :)

7 novembre 2007

Sauver sur un ftp avec gEdit

Traduction libre de cet article :

Je viens juste de découvrir qu’il y a un réglage dans gconf-editor qui permet d’utiliser gedit pour sauvegarder des fichiers sur un ftp facilement. Par défaut, si vous ouvrez un fichier texte sur un ftp avec nautilus, vous ne pouvez pas l’ouvrir en écriture et sauvegarder les modifications sur le fichier distant. C’était pénible, et ça me faisait continuer d’utiliser Kate. Mes problèmes sont aujourd’hui terminés.

alt+f2, gconf-editor

Allez dans :

/apps/gedit-2/preferences/editor/save/writable_vfs_schemes

Ajouter “ftp” à la liste.

6 novembre 2007

Une nouvelle série qui dépote …

Et c’est racoon97 qui en parle : Ubuntu Gutsy Party saison 1. Merci à lui d’héberger les vidéos des conférences faites lors de la Gutsy Party à Paris.

24 octobre 2007

L’ICC, principale source de bug

Depuis quelques jours, la nouvelle version d’Ubuntu, Gutsy Gibbon, ou encore ubuntu 7.10 est sortie.

Et avec elle, le sempiternel lot de débutant voulant mettre à jour vite, sans lire la documentation, ou alors trop vite pour voir les avertissements et les choses à vérifier avant de se lancer dans cette petite aventure. Nous nous retrouvons alors, moi et les autres modérateurs du salon irc #ubuntu-fr sur Freenode, submergé de messages insultants ou à la limite du foutage de gueule, pour des gens qui sont juste trop fainéants pour chercher la solution, qui est présente à 10000 endroits du net.

Et cela commence sérieusement à me gonfler, pour pas dire que ça m’énerve. Beaucoup de gens (moi compris) vérifient en continu la documentation, la mettent à jour, rédigent les tutoriaux de manière pédagogique, pour finalement se faire insulter alors que toute une documentation en français de qualité existe. Certains windowsiens s’imaginent en passant sous linux retrouver un truc « comme windows » mais gratuit. Seulement non, GNU/Linux, c’est un système d’exploitation, certes, mais il n’est en rien comparable à Windows, n’étant pas du tout pensé et conçu de la même manière ! Alors ils ne prennent pas la peine de se renseigner, font un peu comme ils le pensent des choses très dangereuses pour leur système, et rejettent la faute sur la distribution et/ou la communauté.

Dans la plupart des cas, les bugs qu’on nous signale sont des bugs de l’ICC (Interface Chaise Clavier), à savoir l’utilisateur.

En effet, il arrive des dizaines de fois par jour qu’un bug horrible et bloquant qu’on nous indique ne soit en fait pas un bug, il s’avère dans 90% des cas que la personne n’a pas cherché comment faire, qu’elle ne l’a pas vu de suite parce que sur Windows c’est pas au même endroit, et affirme alors que c’est un bug sans autre forme de vérification.

Exemple ? Sous ubuntu, pour se connecter à du wifi, en wpa chiffré avec tkip (chose possible avec une freebox par exemple), il suffit de passer la carte wifi en mode itinérant, de renseigner ESSID, type de wifi (wpa) et le chiffrage (tkip). Ca se fait en quelques clics, y a une page de la documentation qui explique tout ça, mais la personne n’avait cherché que dans son coin, 5 minutes. Finalement elle est partie du salon en disant :

C’est bien ce que je pensais, c’est complètement nul comparé à windows, on s’y perd, c’est à chier

Alors je vous dis, à vous qui ne connaissez pas GNU/Linux : Si vous voulez un windows gratuit, ce n’est GNU/Linux qu’il vous faut ! Acceptez aussi les conséquences du piratage si vous piratez un Windows, car ce n’est pas moi qui irait en pris ou paierait l’amende à votre place si vous vous faites attraper. Et surtout gardez à l’esprit que le passage à GNU/Linux doit être voulu !

C’est tout un réapprentissage car c’est un système d’exploitation complètement différent de Windows. Il y a même une égalité entre tous devant GNU/Linux, car tous ceux qui ne connaissent pas GNU/Linux doivent apprendre comment il fonctionne. Peu importe les connaissances de Windows que vous avez, elles ne vous serviront pas. Alors plutôt que de dire que GNU/Linux doit se rapprocher dans son ergonomie et son fonctionnement de Windows, ressaisissez-vous et bougez-vous les neurones, c’est à vous de faire l’effort de découvrir ce magnifique système qu’est GNU/Linux !