14 mai 2009

Ubuntu One

Vous le savez peut-être, ou alors peut-être pas, mais Ubuntu se dote d’un service à la LiveSync de chez Microsoft ou MobileMe de chez Apple, appelé Ubuntu One.

Le principe c’est d’avoir un joli dossier de 2 Go pour un compte gratuit, et 10 Go pour l’offre à 10$/mois. La seule étape obligatoire est la création d’un compte launchpad (gratuit, hein) pour pouvoir faire une demande de création. En effet le service n’est pas encore prêt apparamment pour des millions d’utilisateurs, aussi les équipes de Canonical valident les demandes.

Assez pratique pour conserver dans un coin ses fichiers de configuration et autre petits fichiers pas personnels mais qu’on aimerait voir copiés ailleurs que sur une seule machine, au cas où, c’est un service qui peut -être intéressant.

Pas encore testé ce service pour ma part, mais ça vient, et j’en reparlerai.

12 mai 2009

Parlons pourcentages …

  • 9,1% de chômeurs en france, ça représente environ 6 millions de chômeurs.
  • 0,03% de navigation erronée par jour, au bout d’un mois, c’est 300km d’erreur de longitude.
  • La france ne représente que 60 millions de gens sur le monde qui fait environ 6 milliards et demi d’individus. Soit moins d’1% de la population mondiale.

Osez dire après ça qu’1% de machines de bureau sous Gnu/Linux ça fait pas beaucoup pour voir !

Ca m’énerve ce maniage des chiffres pour sous-estimer le nombre de gens sous Gnu/Linux !

11 mai 2009

Gz et Bz2 détrônés ?

Il faut apparamment se rendre à l’évidence. Le petit nouveau, XZ, utilisant l’algorithme LZMA, pas si nouveau que ça (il vient de 7-zip), a fait gagner aux dépots Slackware, passés il y a peu du tar.gz au tar.xz, environ 500 Mo, passant de 1,9Go à 1,4.

Faudrait voir dans quel domaine ça marche le mieux, par curiosité.

5 mai 2009

Quoi de neuf dans le monde du libre en ce moment ?

Ben pas grand chose, mais quand même :

C’est déjà pas mal. Et côté politique, on recense toujours des godillots …

Maow !
Ce ne sont pas des godillots :)

28 avril 2009

De nombreux gros sites/journaux parlent de logiciels libres !

Quoique puissent en penser les intégristes barbus pour qui les systèmes non-libres sont le mal absolu, et donc ubuntu étant compris là-dedans, Ubuntu fait beaucoup pour le libre en faisant quelque chose que la communauté seule ne peut faire : de la publicité.

La preuve dans plusieurs articles sur le site d’une feuille de chou assez connue.

Qu’est-ce que l’on peut remarquer ?

  1. Les journalistes qui ont écrit ces articles se sont renseignés : pas d’amalgames, d’erreur de termes employés (ou vraiment très peu).
  2. Ils ont même interviewé Mark Shuttleworth.
  3. Ca fait parler de Linux sur un site surement très visité par des non-connaisseurs !

Bien sur, ce n’est pas le seul site concerné, on pourrait citer le journal d’un novice sur ecrans.fr, ou encore l’article sur le site de la voix du nord qui parle d’un évènement de présentation des logiciels libres dans les facs de Lille I et Lille III, ou même aussi du fait que depuis longtemps Dell vend des machines avec Ubuntu préinstallé.

Edit : Oh et avant qu’on m’accuse d’être un suppôt d’Ubuntu (même si j’en suis un, étant modérateur du salon d’aide francophone sur le serveur IRC Freenode), Ouest-France parle de Linux via l’association BreizhTux, avec une jolie photo montrant une Fedora !

27 avril 2009

Une date de sortie pour l’alpha d’E17 !

Et c’est même pas une blague !

Voilà le calendrier des évènements à venir pour E17, dont la date de sortie en alpha.

La sortie définitive est prévue, si tout va bien, à Noël. Croisons les doigts.

(Via)

16 avril 2009

I had a dream !

Bon, on en rêvait, ça commence à se faire :

Les magasins grande surface commencent à indiquer que l’on peut se faire rembourser Windows pour installer un autre système nous même.

Il était temps, merci les marques qui jouent le jeu (parce que c’est pas Darty ou Auchan qui ont décidé de le faire hein :p), mais faudra penser à proposer plutôt Windows en option.

14 avril 2009

Jouer à vos anciens jeux 16 bits, sur GNU/Linux !

Bon, imaginons que comme moi, vous avez une vieille Megadrive, et aussi une Super Nintendo. Que les deux ne vont plus très bien, idem pour les cartouches.

Du coup, vous les avez laissées chez vos parents qui vont sûrement les jeter d’ici peu de temps parce que « c’est dépassé » et « en plus ça prend la poussière ».

Mais voilà, vous êtes sous GNU/Linux depuis peu de gens, et vous vous dites que les émulateurs de consoles y en a pas. Oh débutant que vous êtes, vous avez tort :)

Il suffit de Snes9x ou Zsnes pour la Super Nintendo, et de Gens pour la Megadrive (avec 32x en plus). Bien sur, si vous n’êtes pas sous Ubuntu, il faudra trouver des paquets pour votre distribution, ou compiler les sources. Cela dit, Exalead devrait pouvoir vous aider à trouver ce que vous cherchez.

L’émulation est bonne, et je vous rassure, c’est légal si vous avez les vieilles cartouches.

Vous vous dites maintenant « mais il a pas donné de sites avec les jeux ! » et vous avez raison, mais Exalead vous trouvera ça facilement :)

10 avril 2009

Archlinux, la distro de geek qu’elle est bien.

Vous commencez à me connaître, je n’hésite nullement à essayer plein de distributions GNU/Linux.

En attendant le test de la Fedora 11 (qui sera bon, hein, j’en doute pas), et celui de la gentoo (celui là faudra l’attendre longtemps, j’ai quand même du mal avec l’install de la gentoo), voici celui d’une distribution lointainement basée sur la vénérable Slackware : Archlinux.

Ce que j’ai bien aimé

  • Pacman, le gestionnaire de paquets, et yaourt, un soft sympa qui permet d’installer à partir des sources pas mal de logiciels, et qui sait installer les dépendances requises pour les compilations grace à pacman. Pour les deux, on peut « cumuler » les commande, et par exemple faire l’équivalent d’un update et upgrade pour aptitude en une seule commande (avec moins de lettres). Le duo marche d’enfer, et surtout, c’est rapide, même comparé à aptitude …
  • Le fait que c’est une évolution continue, et qu’il n’y a pas de version « fixée » avec des grosses mises à jour d’un coup.
  • La vitesse générale. C’est indéniable, tout est plus réactif. Aucun module en trop en mémoire, vu qu’on les définit soi-même.
  • Les versions vraiment récentes des paquets, sans l’instabilité correspondante. Ça c’est vraiment un gros plus.

Les défauts des avantages

  • Ben même avec une belle documentation, l’installation est parfois floue, dans le sens où on ne sait pas trop quoi répondre à certaines questions de l’installeur. Bon on peut corriger le tir après la fin de l’installation, mais quand même !
  • Inconvénient lié au dernier avantage : c’est à la mano qu’on indique les services qu’on souhaite avoir au démarrage (en dehors de ceux obligatoires pour le fonctionnement du système). C’est aussi le cas pour pas mal de choses, au final, comme l’installation de X, de Gnome, et de plein de choses pas installées de base. Pas trop trop grand public friendly, ça, mais bon, faut mériter les avantages que cela procure …
  • Les bips ! Sous les autres distributions, une ligne dans un blacklist, et hop ! Alors qu’ici, si ça marche pour la console, c’est pas encore le cas des bips lancés par les applications graphiques ! Je cherche encore sur ce point.

En résumé, j’accroche beaucoup, mais c’est un poil compliqué à installer pour le grande public (bon une fois configuré, c’est pas plus dur que n’importe quelle distribution GNU/Linux). La communauté française d’ArchLinux est pas aussi grande que pour les deux distributions grand public phare, mais suffisamment pour avoir une documentation sympa !

Cette distribution peut en tout cas servir à beaucoup de choses, autant sur le desktop qu’en usage serveur.

9 avril 2009

10 légendes urbaines sur GNU/Linux à oublier …

J’entends sans cesse des remarques fausses de beaucoup de mes connaissances …

Je vais donc les résumer ici, les lister, et prouver ensuite point par point qu’elles sont fausses ou du moins sans fondement.

  1. Il est compliqué d’installer GNU/Linux.
  2. Il est compliqué d’utiliser GNU/Linux.
  3. Il est compliqué d’installer des logiciels sous GNU/Linux.
  4. C’est pas compatible avec Windows ou Mac.
  5. Si on est pas informaticien, au premier problème on est bloqué.
  6. C’est que de la ligne de commande, GNU/Linux.
  7. On peut pas jouer sous GNU/Linux !
  8. J’ai mon matériel qui marche pas, c’est la faute à GNU/Linux, parce que sous Windows ça marche !
  9. C’est pas sécurisé, GNU/Linux, parce que c’est libre.
  10. C’est pas fiable, GNU/Linux, parce que c’est gratuit.

Reprenons chacun des points.

  1. Non, ce n’est pas plus compliqué que d’installer Windows. Sauf que le Windows vous n’avez jamais eu à l’installer. Dans les deux cas (et même une installation de Mac OS X), les étapes sont toujours les mêmes. La seule étape difficile c’est le partitionnement, c’est à dire comment vous allez organiser votre ou vos disque(s) dur(s) pour y mettre GNU/Linux. Mais vous avez la même question pour l’installation de n’importe quel système d’exploitation.
  2. Euh, vous savez lire des menus ? Qui sont en français ? Vous savez ouvrir et fermer des fenêtres sous Windows ? Alors vous savez utiliser GNU/Linux. Bien sur, les programmes ne sont pas les mêmes, mais permettent les mêmes choses. Faut juste réapprendre à utiliser vos nouveaux logiciels. Le plus gros soucis va être de perdre les mauvaises habitudes prises sous Windows. Les utilisateurs de Mac OS X n’auraient aucun problème à passer sous GNU/Linux par exemple.
  3. NON. Vous n’avez pas à télécharger des logiciels sur des sites douteux avec peut-être des virus dans les fichiers. Ici plein de logiciels sont installés de base, et pour les autres, suffit de savoir leur nom (si ce n’est pas le cas, allez sur Framasoft), de cocher, et de valider. Sisi, c’est vrai, regardez : ajouter-supprimer-des-applicationsC’est même classé par genre, avec une petite description.
  4. Alors ça dépend de ce que vous entendez par compatible. Effectivement, des .exe de Windows ou des .app de Mac OS X ne fonctionneront pas sous GNU/Linux. Cela dit, il y a quasiment toujours des équivalents, et on peut même faire tourner des .exe de manière via un petit logiciel appelé Wine. Pas fiable à 100% (Windows est très obscur et personne ne sait exactement comment il fonctionne) mais un véritable exploit ! J’ouvre des documents Word, je récupère mes mails, j’ouvre des pdf, des zip, des mp3 … sans aucun soucis !
  5. Il y a autant de documentation et de communautés d’aide actives que pour Windows. En plus, les GULL (Groupes d’Utilisateurs de Logiciels Libres) sont des groupes locaux, il y en a surement un près de chez vous, et ils aident volontiers en cas de soucis ! Il y a des communautés d’aide pour toutes les grandes distributions, et en français !
  6. Ah, ligne de commande ? Vraiment ? jaunty_avrilBen ouais, y a encore, et y aura toujours, mais c’est tellement puissant que ça serait stupide de l’enlever.
  7. Sisi, on peut. Y a des jeux qui tournent nativement sous GNU/Linux, comme ceux basés sur le moteur de Quake 3, comme Urban Terror, Enemy Territory, mais aussi des jeux comme Neverwinter Nights, Unreal (la série complète a toujours fourni un installeur pour GNU/Linux)… Et pis sinon, avec Wine encore, on peut se débrouiller :max_payne_jeu2morrowind_jeu2outcast_jeu2
  8. Non, c’est pas GNU/Linux le responsable. Ce sont les constructeurs, qui ne font pas de pilote ou de driver pour certains matériels. Et ne fournissent pas de spécifications pour que les hackers/nerds/geeks ne fassent pas un pilote libre. Si vous tentez d’installer GNU/Linux sur une machine où tout le matériel est connu et fonctionnel avec des pilotes libres, tout marchera dès la fin de l’installation. Sous Windows, il faudra toujours (en dehors des Windows préinstallés) installer les pilotes vous mêmes.
  9. Justement. Parce que c’est libre, n’importe quel développeur peut participer. Ce n’est pas anarchique, il y a des équipes (généralement composées par les créateurs originaux du logiciel libre en question, ces derniers en font souvent partie) qui décident quelle correction est parfaite et intégrée au logiciel, et laquelle n’est pas bonne et est rejetée. Les rapports d’erreurs, de plantages, se font souvent via des outils très pratiques. De plus, voir le code source permet d’identifier des failles de sécurité beaucoup plus rapidement que si le source est inconnu.
    Et d’ailleurs, ne croyez pas que ne pas donner le code source signifie que votre application est sécurisée, c’est faux. La plupart des hacks se basent sur une faille dans l’exécution du programme, et pour cela, le code source n’est pas indispensable. Par contre, du coup, y a que l’équipe de base qui peut voir et corriger les failles dans les logiciels où le code source est fermé. Alors que dans un projet libre, le nombre de participants peut être beaucoup beaucoup plus grand, d’où plus de réactivité, des bugs plus vite corrigés…
    Prenez l’exemple de Firefox et d’IE. IE a moins de failles très critiques sur un an, mais les failles critiques de Firefox sont corrigées bien bien plus vite. Résultat, un an d’utilisation d’un Firefox à jour c’est environ 9 jours de navigation avec un navigateur potentiellement piratable. Avec IE7, c’est plus de 200 jours passés avec au moins une faille critique non corrigée…
  10. La gratuité n’a rien à voir avec la qualité. Quand un bénévole de la croix rouge intervient, il intervient aussi bien et avec la même aptitude qu’un médecin payé. Peut-être mieux, même, car il agit par passion. Dans le logiciel libre c’est la même chose. Beaucoup de développeurs participent à des projets libres par passion. C’est un potentiel de développement très grand, et comme ces développeurs sont aussi utilisateurs, ils corrigent les bugs qu’eux ont rencontrés, donc d’abord pour eux, parce qu’ils peuvent le faire et veulent le faire, et ce faisant en font profiter plein d’autres gens.
    C’est assez égoïste au départ comme démarche (« je corrige un bug que MOI je rencontre, pour que MOI je l’ai plus »), mais comme le code source est ouvert, et que la licence oblige les gens à indiquer leurs modifications aux développeurs originaux, comme les corrections de bugs, par exemple, et bien tout le monde en profite. La qualité est donc bien souvent au moins aussi bonne que celles des équivalents propriétaires.

A tout cela, j’ajouterais que libre ce n’est pas forcément gratuit, et que l’inverse est vrai aussi. Je vous affirme aussi qu’en 5 ans, GNU/Linux a bien plus évolué que Windows, rattrapant son retard de 10 ans (le noyau Linux n’existe que depuis 91 … le dos était déjà là depuis quelques temps … le serveur d’affichage graphique est arrivé sous GNU/Linux bien plus tard que sous Windows.).

La preuve ? En 2006, avant la sortie de Vista, la plupart des distributions GNU/Linux pouvaient avoir des effets graphiques multiples et variés, les bureaux virtuels sont d’un pratique tel que je ne sais pas comment j’ai pu travailler sous un système qui ne gérait cela qu’avec un logiciel supplémentaire peu stable.

Petit rappel : les effets graphiques avancés, sous Vista, nécessitent une carte graphique dernier cri et des euros en plus (c’est pas gratuit), alors que les effets de Compiz (le logiciel qui permet d’avoir des effets semblables sous GNU/Linux) est gratuit et tourne très bien avec ma carte graphique intégrée Intel (qui est vraiment pas un monstre de puissance).

Bref, les 10 points du haut, vous oubliez, c’est du passé. Et si vous achetez un nouveau PC, et que vous voulez mettre GNU/Linux dessus sans difficulté, allez voir des assembleurs de PC qui connaissent GNU/Linux. Il y en a au moins un à Lyon et y en avait même un à Dunkerque (qui a fermé pour des raisons sans rapport avec le fait qu’il vendait des machines sous GNU/Linux, mais plutôt le fait qu’il y avait à une époque beaucoup de concurrence à dunkerque). Je ne doute donc pas que par chez vous il doit y en avoir.

Essayer, et après, retournez sous votre système habituel ou non, c’est vous que ça regarde. Mais ne restez pas bêtement sous Windows en vous disant qu’il n’y a rien d’autre de valable.