16 mars 2009

Martyrs

Pour parler de ce film (français, cocorico !) très noir, un peu de culture.

Je cite wikipedia pour les définitions de Martyr :

Un martyr (du grec ancien μαρτυς,-ύρος martus, « témoin ») est celui qui consent à aller jusqu’à se laisser tuer pour témoigner de sa foi, plutôt que d’abjurer. « Martyr » appartient essentiellement, et à l’origine, à la terminologie chrétienne ; il doit être différencié du martyre qui est l’acte même de mise à mort ou les tourments infligés.

Certains militants utilisent parfois le mot martyr dans un sens différent, celui de « victime » (les martyrs du génocide) voire – et cela constitue un contresens – celui de kamikaze, c’est-à-dire « celui qui se tue dans le but de tuer ».

De là j’en arrive au film donc, dont le nom est Martyrs (au pluriel). Réalisé par Pascal Laugier (que je connaissais pas avant ce film), avec comme actrices vedettes Morjana Alaoui et Mylene Jampanoï (que je connaissais pas non plus). Ce qui m’avait choqué, c’était la bande annonce, très très sympa pour un film noir voir d’horreur crédible. Ce qui me surprend d’autant plus car à part quelques exceptions près, je déteste les films français …

Synopsis

Plutôt simple.

France, début des années 70.

Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d’agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses.

Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d’amitié avec Anna, une fille de son âge.

15 ans plus tard, Lucie retrouve ses bourreaux.

Super, ça a l’air classique, mais c’est bien ?

Imaginez que d’habitude, je n’aime *pas* ce genre de film quand c’est fait par des français, car cela ne sonne pas vrai, souvent les effets spéciaux sont peu travaillés faute de budget conséquent, vu qu’il part généralement pour des acteurs connus qui au final sont rarement géniaux …

Là, le film a une ambiance, les actrices pourraient porter le film à elles toutes seules (et elles le font, hein), le scénario est surprenant, et j’ai vraiment eu des tas de questions en tête dont certaines resteront sans réponse, avec une fin pas piquée des hannetons. En un mot comme en cent, j’ai été scotché.  C’est sans concession, à fleur de peau, et on en redemande ! Et c’est assez cru (interdit aux moins de 16 ans en salle en France).

Du film français comme on devrait avoir beaucoup plus souvent !

Allez le voir !

PS : Voilà la bande annonce du film Martyrs !

6 mars 2009

Watchmen

J’attendais depuis pas mal de temps une adaption ciné de Watchmen.

Son uchronie, sa noirceur, la lie de l’humanité même parmi les Masques, ces policiers qui ont enfilé un masque pour punir définitivement les criminels, plutôt que de les livrer à une justice lente et trop clémente. Des êtres cruels par nécessité, qui au delà de leur force (venant d’un dopage et d’un entrainement rigoureux, je dirais), n’ont pas de pouvoirs divins. Ils ne marchent pas sur les murs, ne volent pas, et n’ont pas un idéal gnangnan de la justice. Bref, ils sont humains, à l’exception du Dr Manhattan. Ce dernier est la cause principale de l’uchronie, car contrairement à notre histoire, les USA ont gagné la guerre du Vietnam, Nixon est toujours président, et la guerre Froide est plus forte que jamais.

Cette adaptation cinématographique est une pure merveille. Si vous vous attendiez à un énième film de super héros plein d’action et sans hémoglobine, oubliez Watchmen. Par contre, si vous en avez marre des superhéros débiles et niais, que vous n’avez jamais compris pourquoi aucun ne cédait à la tentation de tuer le criminel pour ne plus avoir à l’affronter à nouveau 10 ans plus tard… Allez voir Watchmen.

Pour résumer leurs méthodes, une citation de Rorschach :

Donnez-moi des doigts, et j’en obtiendrai de l’information. Pas besoin d’ordinateurs.

Ca résume plutot bien leur manière d’agir. Ce ne sont pas des saints, loin de là. Ni des monstres non plus. Juste des humains.

Quand à leur vision des choses, qui peut expliquer leurs agissements violents et sanguinaires, je prends encore une citation de Rorschach :

Ce n’est pas Dieu qui tue des enfants, ce n’est pas la fatalité qui les dépèce ou la destinée qui les donne à manger au chien. C’est nous. Seulement nous.

Pour l’histoire, l’un des Watchmen (qui sont tous à la retraite à cause de la loi Keene, leur interdisant de continuer à agir sous un Masque) se fait tuer. Les autres vont petit à petit décider de braver la loi, et d’agir, car la fin du monde, sous forme d’une guerre nucléaire, arrive très bientôt …

N.B. : Ce film n’est pas du tout à montrer à un enfant. Un adolescent à la limite. C’est un film de superhéros mais pas du tout un film grand public. Il est interdit aux moins de 12 ans, et personnellement j’aurais plutôt choisi de l’interdire aux moins de 16 ans. Vous êtes prévenus, c’est trash.

5 février 2009

Laissons les stars en paix, les amis.

Et comme d’habitude ça recommence, ce coup-ci avec Christian Bale, un acteur qu’il est bien.

Personne n’a le contexte, personne n’a d’image, mais ça commente, ça en déduit des trucs, ça trolle …

Vous pouvez pas laisser les stars être des gens comme tout le monde ?

Y en a marre ! Et comme les images parlent bien :

Merde !

(J’aurais jamais cru la mettre ici, celle là)

26 janvier 2009

Mythes et légendes

J’ai lu ce midi beaucoup de critiques sur des films à venir. Et un reproche qui revient souvent c’est le manque d’originalité.

Mais comment continuer à faire très original quand il y a plus de 100 ans d’histoire de cinéma ?

Il ne suffit pas, pour faire original, d’avoir un héros tout vert, ou tout bleu (déjà fait, Hulk, Schtroumphs) ou alors qu’il soit un antihéros (déjà fait, dans la série Dexter), ou alors qu’il ait un truc qui le démarque des super héros classiques (Genre il est cruel, comme chacun des héros de Watchmen). C’est assez difficile d’inventer un univers ou des personnages qui ne ressemblent à rien de ce qui a déjà pu être fait.

Là, je me suis concentré sur le personnage comme élément original, mais il peut s’agir du montage (à l’envers, comme dans Mémento, hypothétique, comme dans Next, mauvais, comme dans plein de films), ou encore du « rendu » de l’image (déjà fait style BD dark dans Sin City, HDR à mort dans 300, tout vert et synthétique dans les Matrix …).

Alors doit-on juger un film sur ce critère ?

Je dirais que oui, car un effort d’originalité est toujours bienvenu, mais il faut garder à l’esprit que faire original est extrêmement compliqué, alors vous qui me lisez, modérez mos critiques à propos de l’originalité, mais ne vous retenez pas pour le reste !

Masques

26 janvier 2009

Images de synthèse, ou les rides du cinéma !

Quel titre, hein ?

En fait, c’est en regardant durant le week end Jurassik Park, Godzilla, et Cloverfield que je me suis dit que quand même, Godzilla était le seul des deux « vieux » films à avoir mal vieilli. Je m’explique.

Dans Jurassik Park, Steven Spielberg, à l’époque, n’a pas abusé de l’image de synthèse (alors qu’il aurait pu) et a préféré dans la plupart des cas des grandes marionnettes ! Résultat, comme en plus le DVD est de très bonne qualité, le film a pas vieilli. C’est du bon.

Trailer Jurassic Park (Et c’est crédible).

Dans Godzilla, c’est l’inverse. On fout de l’image de synthèse de partout, et peu importe si les yeux de la bestiole sont tout sauf réalistes, que la bestiole donne l’impression de pas évoluer dans le même monde physique que nous …

godzilla(Mauvaise incrustation, différences de teinte et de brillancesur le DVD entre la bestiole et le reste… Très mal vieilli…)

Comparez Godzilla et Cloverfield, vous verrez. Cloverfield va bien vieillir, car il y a assez de détails et l’inscrustation est vraiment très bien faite, on y croit, alors que Godzilla a *déjà* mal vieilli …

12 janvier 2009

Twilight – Fascination

Comme le film sortait, et que l’on m’a gentiment prêté les deux premiers tomes en langue originale (anglais), je vais en parler un peu ici.

Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l’Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s’attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d’une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l’un d’eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.

« Chouette, une autre amourette humain/vampire, original », pourrait-on se dire !

Hé bien oui !

Car ici, ce n’est pas le côté surnaturel de la chose qui est mis en avant, les différences entre la nature des deux amoureux servent uniquement de prétexte à des situations sentimentales complexes où l’on voit chacun des deux hésiter, se battre, abandonner … C’est du sentimental !

Bon cela dit, comme le laisse voir la BA du film, et comme on peut le supposer, il y a évidemment un problème et Bella se retrouve vite en danger, et cela donne un peu de punch à l’histoire dans son intégralité, car on sent assez vite que ca va arriver.

Dans les deux supports (livre et film), on sent très bien que Bella, malgré le fait qu’elle soit humaine, se sent la plupart du temps en dehors de la normalité : elle a tendance à s’isoler, à se complexer, à se méfier au début du récit. Elle déprime, même. Quand elle rencontre Edward tout change …

Au niveau du film spécifiquement, j’ai vraiment été touché (et c’est dur de l’avouer) par les acteurs principaux. Beaucoup de regards, de tons, de voix, qui reflète les sentiments derrière les visages, eux aussi expressifs. On sent les conflits intérieurs, les hésitations … Mais il n’en est pas autant des acteurs secondaires, c’est un peu dommage … Et sans être une grande adaptation, c’est une adaptation du livre plus que bonne !

Bref, vous adorez Blade, Vampire, tout ça, mais que vous supportez pas les romances développées, oubliez Twilight. Sinon foncez !

Pour ma part j’ai donc relu le premier volume en VO, et entamé New Moon, le deuxième. Et c’est un plaisir à lire, d’autant plus que je m’identifie beaucoup à Bella, finalement, par sa tendance à être solitaire mais joyeuse dès qu’il y a du monde. Me reste plus qu’à trouver une vampire hihi !

7 janvier 2009

Gothika

(Je lague, je sais, j’assume)

Le docteur Miranda Grey, psychologue pour criminels de renom, travaille au sein du pénitencier psychiatrique pour femmes que dirige son mari. Elle sait mieux que personne ce qui est rationnel… Jusqu’au jour où elle se réveille dans l’une des cellules de l’institution, accusée du meurtre de son mari. Un crime dont elle n’a aucun souvenir.

Je ne m’attendais à rien de particulier, n’ayant vu aucune bande annonce, le film m’ayant été conseillé par ma soeur. Et à 5 euros à carrefour le dvd, je me suis dit « Pourquoi pas ? »

Et bien finalement ça a été une très bonne affaire !

Le film est très bien mis en scène, très rythmé, les acteurs sont incroyables (Halle Berry devrait vraiment arrêter de faire des films comme Catwoman, car on ne retient que sa plastique de rêve et pas ses qualités d’actrices), il y a beaucoup de scènes prenantes, notamment les « duos », à savoir deux personnes dans une pièce exigue, un dialogue et que du bonheur. Il y a pas mal de scènes de ce genre, mais chacune est intense et unique.

On a peur au début d’un déchainement d’effets spéciaux, et heureusement, ça reste discret et ce sont les acteurs qui rendent le « paranormal » palpable la plupart du temps, aidés par des effets de caméra.

L’histoire  quand à elle est très bien pensée, même s’il reste beaucoup de choses non expliquées (et ça j’aime pas, en fait, mais ça n’enlève rien au film, c’est juste une chose que je regrette).

Un très bon moment de cinéma :)